Vers une électricité durable. Propre, sans CO2, disponible, abondante en permanence
Contact Connexion adhérent Comment adhérer
Année 2021

 


Consultation publique RTE sur les « futurs énergétiques 2050 » URGENT (02/03/2021)

RTE a engagé mi-2019 l’élaboration des futurs scénarios 2050 du Bilan prévisionnel (« futurs énergétiques 2050 »). Ce processus est ouvert à consultation publique[1] jusqu’à vendredi 5 mars 2021.

UARGA vous invite à vous y exprimer, en vous inspirant de la Synthèse[2] ou en répondant à une ou plusieurs des 22 questions posées en fin du Rapport RTE complet sur les « futurs énergétiques 2050 »[3]. Nous joignons à cet ensemble, l’intéressante contribution de Jacques Simonnet à cet exercice.

D’ordinaire, les consultations techniques et spécialisées de ce genre ne nous mobilisent pas, les jeux étant faits d’avance. Mais la parution du rapport AIE-RTE sur les conditions d’une énergie 100% renouvelable alliée à de récentes évidences qu’un réel enjeu était sur la table a modifié notre perception et explique cette instance de dernière minute.

 

A minima, et pour ne pas laisser place à la seule expression des citoyens désirant voir remplacer notre parc nucléaire par 100 % de renouvelables, nous vous invitons à minima à prendre position sur la « question 1 – cadrage général de l’étude des « futurs énergétiques 2050 ».

 

Pour vous y aider, vous trouverez ici une position largement partagée au sein de notre association, dont vous pouvez vous inspirer si vous le souhaitez et si vous la partagez.

 

Les contributions sont à déposer avant le 5 mars 2021:

- par courriel : rte-concerte-bp@rte-france.com

- ou sur le lien internet (avec identification par « demande d’un accès ») : https://www.concerte.fr

       - sur la page d’accueil, rectangle bleu en haut à gauche, concertation en cours

    - 5 ième alinéa bleu, consultation publique sur les scénarios 2050… cliquer sur Read More à la fin

      - un peu plus bas sur la pagequi s’ouvre, on trouve Ajouter une contribution

      - on peut taper ou coller dans le cadre prévu, ou ajouter un fichier.

 


[1] Consultation publique: https://www.rte-france.com/analyses-tendances-et-prospectives/etude-pour-un-systeme-electrique-forte-part-denergies-renouvelables-en-france-lhorizon-2050

[2] Synthèse bilan prévisionnel long terme « futurs énergétiques 2050 »: https://assets.rte-france.com/prod/public/2021-01/Bilan%20Previsionnel%202050-consultation-synthese.pdf

[3] Rapport complet bilan prévisionnel long terme « futurs énergétiques 2050 »: https://assets.rte-france.com/prod/public/2021-01/Bilan%20Previsionnel%202050-consultation-complet.pdf

 


Les carences de Monsieur Hulot (10/02/2021)

L’étrange décision récente du Tribunal de Commerce administratif de Paris replace sur le devant de l’actualité l’ » Affaire du siècle « .

A la manœuvre, quatre associations appartenant à l’écologie politique : un groupe de juristes partisans de l’utilisation des outils juridiques dans le champ politique, les 2 virtuoses internationaux de la communication médiatique que sont les ONG Greenpeace et Oxfam enfin la Fondation Hulot.

Partant du constat malheureusement avéré que l’état français était loin d’honorer ses engagements COP 21 de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, elles attaquent celui-ci en justice, fortes d’un questionnable soutien pétitionnaire de près de 2 millions de signataires.
En première analyse, il est douteux que cette irruption du juridique en politique, avec la substitution du sacré politique, reposant sur des élus révocables, par du sacré juridique incontrôlable, soit une bonne chose pour la démocratie.

Une affaire médiatique
Pour la forme, ce coup d’état juridique est astucieusement orchestré sur le mode enfantin des coupables et des super héros intègres, le cadre juridique comme ultime recours du laissé pour compte est un théâtre familier aux amateurs de séries américaines. Tous les ingrédients sont là pour susciter l’intérêt du plus grand nombre : opération pleinement réussie. Sur le fond, l’affaire prend un autre tour.

Un ministère actif
Contrairement à ce qu’avancent les plaignants, le ministère de l’environnement depuis la COP 21 est loin d’être resté inactif. Ce vaste ministère n’a cessé d’animer les leviers réglementaires et de jouer de son influence, taillant, tranchant dans tous les secteurs (l’emprise de l’environnement est vaste..), en souterrain tant qu’au su de tous. Au premier chef l’industrie sous sa tutelle et singulièrement l’industrie des énergies font l’objet d’une attention particulière. Il n’est que de prendre connaissance de l’argumentaire de la défense pour s’en convaincre.

Une politique acquise aux thèses de l’écologie dogmatique
Plus encore La totalité des ministres aux commandes se sont réclamés des concepts de l’écologie politique s’ils n’en sont pas directement issus (Nicolas Hulot, François de Rugy, Barbara Pompily). En outre, pour consolider l’édifice, ces dix dernières années ont donné lieu à des recrutements internes et des nominations à des postes clé alimentés au même lait. De sorte que l’on peut affirmer sans détours que pour l’essentiel, le piètre résultat sur cette période procède de la mise en pratique de dogmes de cette écologie politique, une pratique qui conduit au fiasco.

La véritable Affaire du Siècle
Si l’on s’en tient donc au souci initial d’agir pour réduire notre empreinte carbone croissante, ce n’est pas tant l’état que cette action doit poursuivre en dernier ressort mais les promoteurs du modèle que celui-ci s’efforce d’appliquer. C’est en particulier Monsieur Hulot, Ministre de l’environnement sur la période 2017-2018 que la Fondation Hulot doit demander que l’on sanctionne… Le paradoxe est délectable.
Car le véritable scandale, c’est que l’on continue à se désindustrialiser pour faire fabriquer nos produits manufacturés vers des pays qui pour ce faire ne cessent d’accroître leur consommation de charbon, que l’on produit des carburants verts au détriment de ces puits de carbone que sont les forêts équatoriales, que l’on détruise notre industrie nucléaire de production d’électricité pour la remplacer par une industrie du renouvelable qui émet plus de carbone tant directement qu’indirectement (*), aux seuls profits d’investisseurs spéculateurs et de pays haut-émetteurs de carbones et au grand dam des contribuables.

Le scandale, c’est qu’à l’instigation de l’écologie politique on ferme les deux réacteurs de Fessenheim, deux unités en parfait état de marche et à très haut niveau de sureté, se privant d’une précieuse source d’électricité bas carbone, démarche entrainant l’ouverture d’une centrale à charbon de l’autre côté de la frontière…

Voilà la véritable « Affaire du siècle ». Pourquoi ne pas l’instruire ?

En attendant, fort de cet arrêt du tribunal, demandons l’annulation de la baisse du programme nucléaire : c’est la teneur du dernier communiqué des Voix du Nucléaire.

(*) On appréciera à cet égard l’aveu exquis de Mme Pompili : « en ce qui concerne l’objectif d’augmentation des énergies renouvelables celui-ci est indépendant de celle des gaz à effet de serre… », dans la plaidoirie de la défense émise le 23 juin dernier.

 


Omelette européenne (01/02/2021)

Le recours au dicton est un vieux procédé qui permet de passer outre au rationnel pour asseoir une décision. Se fondant sur une vague analogie, on l’assène en général pour rompre plus ample discussion.
C’est le cas de l’adage « on ne met pas tous les œufs dans le même panier » utilisé par les autorités actuelles pour justifier une décision arbitraire : limiter à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique français.

Sur la base d’un argumentaire fondé cette fois sur des faits, Jean-Luc Salanave balaie d’un revers de panier l’absurdité d’une telle proposition malheureusement devenue « Idée reçue »
Il faut se rendre à l’évidence : tant l’éolien que le solaire, malgré les images riantes de bord de mer que les mots vent et soleil évoquent pour chacun de nous, ne pourront réduire notre facture carbone. Parler de plusieurs œufs dans le même panier c’est croire qu’un œuf intermittent et un œuf pilotable s’équivalent. Cela n’est vrai que lorsque le pourcentage d’intermittence est faible et qu’elle peut être absorbée par la flexibilité du pilotable : l’intermittent , tel un coucou, ne peut se développer qu’aux dépens d’une structure stable. L’analyse très fouillée de l’organe de réflexion gouvernemental France Stratégie pointe cette faiblesse et s’inquiète pour l’approvisionnement en électricité en 2035 (*1).
Mais lorsque la proportion d’œufs intermittents grossit (au seul bénéfice de ceux qui engrangent la manne des subventions sans lesquelles ni solaire ni éolien ne survivraient), les choses se compliquent : le pilotable n’est plus en suffisance pour combler les absences de l’intermittence et c’est la menace permanente de rupture d’approvisionnement que le recours à nos petits voisins ne sera bientôt plus en mesure de résoudre.
 
Le problème est européen
II est temps de tacler la faiblesse des politiques des différents états européens et leurs visions autocentrées alors que physiquement, interconnectés, nous sommes tous dépendants les uns des autres : chacun développe activement dans son coin un élevage grandissant de coucous de sorte que d’ici dix ans, c’est la très sérieuse institution France Stratégie qui nous en alarme (*2), nous vivrons sous la menace permanente de rupture de notre activité économique faute d’électricité pilotable !
Trêve d’œufs et de panier : il faut inverser cette dérive et nous concentrer sur des sources stables d’électricité, sinon tout finira en omelette…
En conséquence deux choix s’offrent pour l’Europe : ou elle se décarbone entièrement et c’est l’option nucléaire qu’il faut développer ou elle continue à émettre allègrement son CO2, un peu moins mais quand même, et c’est le gaz.
Nous n'osons croire que l’Europe désormais si sourcilleuse sur le climat et son indépendance, s’abandonne au mezzo termine du gaz russe alors qu’elle bénéficie par la France d’une technologie nucléaire sure et indépendante qu’il lui suffit de stimuler pour qu’elle retrouve son optimum…
Revenant au panier de départ, croyez-vous que notre petit 50% du marché français soit à la mesure des vrais enjeux ?

(*1) Excellente analyse de France Stratégie à l’échelle de l’Europe où l’on voit que la France, si elle applique son programme rejoint l’Allemagne dans le peloton des pays menacés de pénurie en 2035.
(*2) De fait, les pays qui les pratiquent et se refusent au nucléaire, ont un niveau d’émission carbone très élevé en raison de productions de centrales fossiles pour pallier à leur intermittence. vice fatal qui en outre met à mal les réseaux et empêche qu’elles soient naturellement bénéficiaires (leur pics de production coincident en général avec des plages ou la demande est faible et les prix s’effondrent).

 


ARNAQUES (15/01/2021)

Dans une synthèse sur les déchets nucléaires particulièrement rigoureuse, indispensable à qui veut en connaître, Jacques Simonnet, sur la lancée des travaux de Philippe Fournier et particulièrement bien familier avec la question, rétablit la vérité au sujet d’une des plus belles arnaques argumentaires antinucléaires : « l’industrie nucléaire qui produit, sur une grande échelle, les déchets les plus dangereux qui soient sur terre, ne les maitrise pas et lègue aux générations futures un fardeau qui leur sera fatal », point fort d’une "détox" dont nous vous conseillons la visite.

Qu’on se rassure, grâce à un recyclage particulièrement exemplaire, les déchets réellement dangereux du nucléaire n’atteignent pas, tout habillés,  les 200 tonnes par an, en regard de la bagatelle des 11 millions de tonnes de déchets toxiques produits en France chaque année (1). Radioactivité impliquant décroissance dans le temps leur impact sur les générations futures n’est pas comparable à l’éternelle létalité des poisons non nucléaires.
Au fil d’un processus détaillé et complexe les déchets nucléaires sont séparés, conditionnés, confinés, des plus inoffensifs jusqu’aux plus dangereux qui sont sanctuarisés derrière une triple barrière à 500 mètres sous terre. Qu’on ne se méprenne, il ne s’agit pas ici de vœux pieux. Ici, le contrôle est systématique et sans compromis et contraste avec le laxisme dispersif qui malheureusement sévit pour d’autres déchets malgré la règlementation.


Ce n’est pas ce que soutient le pâteux « Rapport mondial sur les déchets nucléaires » (2), cas d’école qui sous un vernis docte et soucieux revient à un tissu d’allusions et contrevérités anxiogènes.
Jacques Simonnet s’est amusé dans une note de lecture à en démonter les mécanismes et dresser l’inventaire de ces allusions et contrevérités. L’exercice est intéressant en ce qu’il révèle les ficelles d’un document de propagande. Des ficelles un peu trop visibles, sans doute, car le brûlot n’a pas passionné grand monde hormis les  afficionados  inconditionnels qui noyautent certains médias.


Travaux pratiques et démocratie
Pendant ce temps, discrètement, une nouvelle consultation publique PNGMDR sur les déchets nucléaires (3) s’est mise en place le 11 septembre pour s’achever le 8 mars 2021 : qu’on se le dise ! 

Organisée sous la houlette du Comité National du Débat Public (CNDP), elle vise à décliner les attentes du public « dégagées » lors de la consultation précédente. Cette fois encore, n’en doutons pas, le CNDP nous traduira l’abstention du public par un cri du peuple en faveur des thèses antinucléaires.
Ce tour de passe-passe est à l’origine de l’étrange décision de la très sérieuse Agence de Sureté nucléaire (ASN) de sortir de son domaine de compétence et transmuter en déchet cette matière énergétique précieuse et stratégique qu’est notre stock d’uranium appauvri puisqu’il est en mesure d’ assurer à nos descendants plus d’un millier d’années de production électrique.

Mais nous atteignons un sommet de la désinvolture en matière de démocratie avec la « Convention citoyenne sur le Climat ».  Sur la base d’une population de citoyens tirés au sort (degré zéro de la démocratie), un échantillon de 150 personnes est sélectionnée d’une manière peu claire et pris en main par le très idéologique think tank Terra Nova pour accoucher d’un catalogue de remèdes climatiques excluant bien curieusement le nucléaire. Loués lors du rendu par les instances les plus hautes, ces citoyens tombent de haut lorsqu’en pratique, leurs remèdes se diluent dans une tisane et un placebo référendaire.

 

Que ces petites arnaques sont dérisoires en regard de la réalité climatique…

 

L'équipe communication d'UARGA profite de cette première newsletter de 2021 pour vous présenter ses meilleurs voeux.

(1) ADEME dechets-chiffrescles-edition2020-3-
(2) Rapport mondial sur les dechets nucléaires i Heinrich Boll Stiftung i Bureau Paris-France(boell.org)
(3) Concertation-PNGMDR

UARGA : Union d'associations de retraités et d'anciens du nucléaire
Plan du site - Mentions légales