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Halte au carnage ! (22/06/2020)

Nous avons aimé l’indignation d’Alain Desgranges (Nos lecteurs s'espriment) devant le méthodique travail d’amputation accompli par l’administration française à l’encontre de son industrie nucléaire.

Aujourd'hui les technologies sont apparemment plus douces mais l'élargissement de leur application a des domaines plus vastes concoure à  conserver leur caractère douloureux.

Sur la table d’opération, EDF dont on prélève les organes et  ponctionne les ressources.

Le prélèvement prématuré des 1800 MW d’un Fessenheim dont l’espérance de vie pleinement opérationnelle était d’au moins 20 ans amorce une chirurgie qui va se poursuivre durant les 15 prochaines années et qui va voir disparaître au total 14 réacteurs dans la force de l’âge, sonnant ainsi le glas d’une énergie peu chère et de qualité.

Le coût de l’opération Fessenheim avoisinerait les 10 milliards si l’on intègre une rente annuelle compensatoire pudiquement estompée dans les média. On est pris de vertige devant l’ardoise budgétaire et sociale  que va constituer la totalité de l’hécatombe…

La survie du patient ne sera pas facilitée par la ponction ARENH (Accès Régulé à l’Energie Nucléaire Historique) qui donne accès aux concurrents de l’électricien à 100 TWh de sa production nucléaire (près du tiers donc) à un prix coutant de 42 Euros du MWh (le prix moyen de vente aux ménages français en 2019 était de 176 Euros/MWh, soit une vente fournisseur d’environ 60 Euros, taxes et transports déduits).

On objectera que ce montage est la contrepartie d’un accès au marché européen de l’électricité mais c’est faire pâle mesure de l’état dans lequel se trouverait le réseau européen si EDF cessait d’y injecter ses électrons nucléaires.

Car il en va de l’électricité comme du domaine sanitaire : la dimension stratégique y est majeure et dans une énergie décarbonée seul le nucléaire est capable d’en assurer la pérennité.

Aussi présageons nous qu’il faille attendre que le dépeçage d’EDF  nous produise une covid de réseau (alias black-out généralisé) pour que l’on prenne conscience, ici aussi, de notre effarante impéritie.  

UARGA : Union d'associations de retraités et d'anciens du nucléaire
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