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Année 2021

 


Vers un blackout européen cet hiver ? (27/11/2021)

Il y a peu – juste quelques années – la France possédait une puissance électrique installée qui lui permettait de faire face au besoin des consommateurs nationaux, et même d’exporter un surplus de sa production électrique.
Depuis, les parties verts opposés à l’énergie nucléaire ont pris la précaution d’interdire la construction de nouveaux moyens de production nucléaires au-delà de 63,5 GW (puissance installée comprenant les réacteurs de Fessenheim). C’est inscrit dans la loi depuis 2014 ! – Le PS avait besoin de leurs voix pour gouverner (répétition du scénario de 1997 où l’arrêt du réacteur Superphénix avait été négocié entre le PS et les écologistes).
Le dernier gouvernement n’a pas remis en cause cette loi qui ne permet pas le renouvellement du parc de centrales nucléaires. Il a misé sur le développement des énergies renouvelables (éolien et photovoltaïque) qui s’avèrent incapables de répondre aux besoins du réseau électrique pendant les périodes sans vent (haute pression présente sur l’Europe) ou lorsque tombe la nuit, très tôt l’hiver alors que la demande est forte.
Aujourd’hui, la France peut être exposée au blackout dès cet hiver si celui-ci est un peu froid.
Certes, l’interconnexion des réseaux européens assure un « back-up » à un réseau national qui serait en difficulté. Mais ce « backup est constitué d’électricité carbonée – merci pour le climat ! – car nos voisins immédiats ont préférentiellement opté pour les énergies renouvelables, absentes au même moment sur une grande partie de l’Europe.
Quant aux capacités de « back-up » à l’échelle européenne, elle se réduisent chaque jour davantage : la fermeture de deux centrales nucléaires allemandes en 2022, et des 7 réacteurs belges d’ici 2025 (si le gouvernement belge ne suit pas l’avis du public de plus en plus opposé à l’arrêt des centrales nucléaires) va diminuer les marges.
 

C’est le presque blackout que nous avons connu ce 8 janvier 2021 :

Ce jour-là, la situation du réseau français était « nominale » ; le nucléaire produisait près de sa puissance disponible maximum – 51/52 GW après l’arrêt des réacteurs de Fessenheim sur décision purement politique – mais l’éolien produisait très peu – à peine 10% (1 GW) de sa puissance installée – compte tenu de la présence d’un anticyclone sur l’Europe.
Vers 14h, un incident de réseau à l’est de l’Europe entraîne une variation de fréquence sur le réseau européen qui nécessite d’interrompre la livraison d’électricité à 16 industriels français pour venir en soutien du réseau européen interconnecté. Le gestionnaire du réseau italien entreprenait une manœuvre de même nature.

 

Plusieurs enseignements :
L’énergie importée à partir de 16h30 correspondait à peu près à la production qu’auraient eues les deux réacteurs de Fessenheim ; en l’absence de vent, davantage d’éolien installé n’aurait pas changé significativement la situation...
Les industriels et autres gros consommateurs ayant subis des coupures préventives ont été rémunérés pour leur effacement de consommation. Le coût induit est élevé.


Ajoutons à ce constat que l’électricité importée était fortement carbonée puisque les ENR de nos voisins ne produisaient pas plus que les ENR français, et qu’ils possèdent de moins en moins d’énergie nucléaire.


Désormais, aucun secours n'est plus à attendre entre voisins européens lors des pointes, tant leurs marges de production auront été réduites !

 


Le Rapport RTE sur les futurs énergétiques à l’horizon 2050 (22/11/2021)

RTE (gestionnaire du réseau électrique) a présenté l’étude sur le thème Consommation et production : les chemins de l’électricité pour la neutralité carbone à l’horizon 2050 que lui avait commandée le ministère il y a deux ans.
Plutôt que résumer cette volumineuse étude extrêmement fouillée nous vous communiquons la brève analyse qu’en a faite Bernard Lenail.

RTE a d’abord conclu de son étude que l’abandon de tout recours aux énergies fossiles conduisait en raison de l’électrification des usages à consommer beaucoup plus d’électricité décarbonée dans le futur qu’aujourd’hui alors que la consommation est stable depuis plusieurs années, d’où un plan d’investissement conséquent. Le caractère prospectif du rapport a fait que des contraintes à caractère politique ont conduit les auteurs à des acrobaties comme l’étude d’un scénario 100% énergies renouvelables dont nous savons qu’il est irréaliste et à l’autre extrême celle d’un scénario que l’on peut qualifier de nucléaire, plafonné à 50% dans l’esprit de la loi LTECV de 2015 dont les hypothèses irrationnelles n’ont jamais été justifiées : un grand écart entre deux scénarios dont l’un est irréalisable et l’autre sans ambition et sans remise en cause de la loi de 2015.
Quand on constate que, placé sous l’autorité d’une ministre notoirement anti-nucléaire et travaillant avec ADEME et NEGAWATT dont les penchants sont similaires, RTE parvient à écrire qu’un scénario 100% renouvelables n’est pas faisable et que de nouveaux réacteurs sont pertinents on ne peut s’empêcher d’être agréablement surpris. Dans l’analyse sont intégrées quelques figures tirées du rapport afin que le lecteur puisse constater par lui-même que les scénarios où le nucléaire est élevé sont les plus économiques en investissement et qu’ils sont aussi les plus propres en termes de CO2 émis.
Un tel constat n’étonne guère le spécialiste mais ne manque pas de surprendre tout lecteur ayant mémorisé ce que lui racontent sans cesse depuis des années les gens censés l’informer. Certes il savait que les renouvelables sont incontournables et le restent et maintenant il découvre que le nucléaire est redevenu indispensable et qu’il faudrait prévoir jusqu’à 14 nouveaux EPR d’ici 2050 et même plus si les hypothèses adoptées n’étaient pas aussi pénalisantes.
En effet avec un plan ambitieux bénéficiant d’un cadre durable et avec la perspective de rendre l'ensemble de l’économie française décarbonée la filière doit pouvoir aller bien au-delà de ces 14 EPR tout en retrouvant le chemin de l’exportation.
Il reste à obtenir la révision de la loi de 2015 et l’abandon de l’arrêt prématuré des 12 réacteurs que ne justifie en aucune façon l’étude RTE.
Bonne lecture ici


 


Champagne, le vent tourne (18/11/2021)

Depuis deux ans, l’on sentait le vent des opinions publiques politiques et même médiatiques tourner insensiblement en faveur du nucléaire.

La réalité de la face cachée peu flatteuse et si peu écologique de l’éolien et du voltaïque telle que révélée entre autres par la commission Aubert à l’Assemblée, les actions de la FED (*1), les livres de Guillaume Pitron et Fabien Bouglé s’imposait de plus en plus dans un public qui commençait à comprendre et mesurer l’impertinence des productions d’électricités intermittentes…
    
Les communications de plus en plus fréquentes, d’organismes compétents (pensons au GIEC et à l’AIE), d’hommes de science et d’économistes, puis de personnalités urbi comme orbi, prônant ouvertement et sans équivoque l’électronucléaire pour pallier le changement climatique, faisaient aussi leur chemin dans les esprits sur fond de prise de conscience des méfaits économiques et sociaux de la désindustrialisation.
 
Cependant cette évidence, perçue par les sondages, peinait à se traduire en actes politiques clairs.

En effet après la déplorable mort d’Astrid (*2) et la scandaleuse fermeture de Fessenheim, hormis quelques furtives envolées du Chef de l’État à Pau et au Creusot ou encore le rapport du commissariat au plan ignoré des médias, nous vivions dans la grisaille d’un contrepoint systématiquement antinucléaire du ministère de l’environnement.

Puis ces dernières semaines, aux abords de la campagne présidentielle, les signaux forts affluent. Ils prennent la forme d’un plaidoyer vibrant pour les petits réacteurs modulaires (SMR) présentés comme l’avenir de notre industrie puis celle d’un rapport RTE solidement étayé, analysant les scénarios de la transition, rétablit la primauté économique des réacteurs.

Le retournement prend une tournure officielle définitive ce 9 novembre lorsque décidant de « relancer la construction de réacteurs nucléaires dans notre pays », Emmanuel Macron dissipe le flou qui prévalait et rétablit le rôle majeur du nucléaire dans le mix énergétique décarboné du futur.

On construira d’autres EPR en France et pour les sceptiques, les récentes déclarations d’Alain Tranzer, chargé au sein d’EDF de remettre sur les rails le Projet Flamanville, arrivent à point : les soudures défectueuses les plus problématiques du prototype cotentin sont réparées, nous sommes désormais dans la trajectoire d’un chargement des combustibles fin 2022 (*3).

Un « en même temps » SMR est dans les tuyaux car le concept séduit plus volontiers les milieux financiers et les promoteurs des réseaux intelligents mais il faudra mettre les bouchées doubles si nous voulons peser sur le marché mondial car nous sommes partis bien en retard.

Champagne ! donc, mais ne pavoisons pas. La puissante alliance objective choyée outre-Rhin : écologie dogmatique- industrie gazière – assembleurs ENR- finance spéculative, n’a pas dit son dernier mot. Des contre-offensives de toutes sortes vont commencer à déferler. Les intérêts sont gros car la fiction de la coexistence pacifique et complémentaire nucléaire-ENR, et son corollaire de plafonnement du nucléaire à 50%, ne pèsera plus lourd si s’impose la recherche d’un véritable optimum économique et environnementale pour le pays…

*1 FED : Fédération Environnement Durable, fédération de 1057 associations qui luttent contre l’éolien en France.
*2 Astrid : Projet de prototype de réacteur à neutrons rapides de "Génération 4"
*3 : https://www.boursorama.com/

 


Sureté nucléaire : quand le mieux devient l’ennemi du bien. (03/09/2021)

Tel est le titre d’un article récent * publié par Dominique FINON Directeur de recherche émérite au CNRS (associé au CIRED, Centre international de recherche sur l’environnement et le développement). Nous invitons vivement nos lecteurs à lire cet excellent document qui fustige les excès de certaines mesures mises en œuvre en matière sûreté nucléaire, tant sur le plan technique que sur le plan du contrôle et de la réglementation, notamment en France.

On pourrait d’ailleurs résumer la teneur cet article à l’aide d’un sous-titre anglo-saxon « How safe is safe enough » ou bien par l’expression “trop de sûreté tue la sûreté” (pour paraphraser ce qui fut énoncé à propos des impôts et taxes par l'économiste américain Arthur Laffer à fin des années 1970).

En préambule à ce texte, il nous semble utile de rappeler que le niveau de sûreté atteint par les réacteurs à eau pressurisée (REP) qui fonctionnent aujourd’hui en France, était déjà considéré comme très élevé dès le début de leur développement industriel à partir du milieu des années 1970 (réacteurs de deuxième génération). En effet, selon les premières études probabilistes de sûreté publiées en 1990 en France, la probabilité d’une fusion partielle ou totale du cœur fut estimée à 5x10-5 (5 cent-millième) par réacteur et par an pour les REP-900 MWe (étude IRSN, ex-IPSN) et à 1x10-5 (1 cent millième) par réacteur et par an pour les REP-1300 MWe (étude EDF). Pour un parc de plusieurs dizaines de réacteurs cela conduisait à une probabilité de fusion d’un cœur de quelques pourcents sur la durée de fonctionnement de ce parc. Ce risque était alors considéré comme acceptable compte tenu des moyens de mitigation d’un tel accident majeur qui existaient déjà pour empêcher des rejets importants de radioactivité dans l’environnement, même en cas de fusion du cœur. Le premier d’entre eux étant tout simplement une enceinte de confinement en béton, extrêmement résistante, capable de contenir les éventuels rejets massifs de produits radioactifs qui pourraient s’échapper de la cuve contenant le cœur.

L’accident de la centrale nucléaire de Three Miles Island (TMI) survenu le 28 mars 1979 aux États-Unis, qui avait conduit à une fusion importante du cœur (mais sans rupture de la cuve) a d’ailleurs illustré parfaitement le rôle majeur d’une telle enceinte, puisqu’il n’y eut pratiquement aucun rejet radioactif dans l’environnement et d’ailleurs aucune victime de quelque nature que ce soit. Notons qu’aucun autre accident de ce type n’est survenu depuis sur des REP qui pourtant constituent plus des 2/3 des réacteurs nucléaires dans le monde (proportion qui s’accroît au fil des années) et qui cumulent aujourd’hui une expérience de fonctionnement d’environ 15 000 années-réacteurs. Mais cet accident unique dans l’histoire des REP a connu un retentissement médiatique sans précédent et il a entraîné des mouvements de panique dans la population. Néanmoins, Il a fait l’objet d’analyses scientifiques et techniques très approfondies, notamment en France, s’étalant sur une dizaine d’années. Il a également fait l’objet d’enquêtes et évaluations diverses aux États-Unis. Ces travaux ont abouti à une refonte complète des procédures d’exploitation des REP, notamment pour gérer les situations accidentelles (y compris avec la mise en place de plan particulier d’intervention) et une meilleure prise en compte du facteur humain. Ces mesures ont été répercutées et même renforcées dans la plupart des grands pays nucléaires, et au premier chef en France qui a notamment développé une législation plus contraignante dans tous les domaines liés à la sûreté nucléaires y compris dans celui de la surveillance et des contrôle institutionnels.
En bref, l’accident de TMI a engendré un saut qualitatif majeur en matière de sûreté des réacteurs nucléaires, laquelle était déjà d’un niveau très élevé avant cet accident.

Cela étant, même si cet accident a permis des progrès significatifs en sûreté nucléaire, il a marqué aussi le début d’une période de surenchère incessante dans ce domaine, notamment en France. Cette tendance s’est accentuée à la suite de la catastrophe de Tchernobyl survenue le 26 avril 1986 qui a contribué à discréditer auprès d’une partie du grand public la sûreté des réacteurs nucléaires en général, même si la conception et les modes d’exploitation des réacteurs nucléaires accidentés (de type RBMK à graphite) n’avait rien à voir avec celle des REP (on pourrait presque dire que ces RBMK étaient « accidentogènes »).

Or, c’est justement cette même année 1986 qu’EDF a lancé les premières études d’un nouveau REP destiné au remplacement futur de son parc nucléaire existant. Ce programme appelé alors REP 2000 a été ouvert à des compagnies électriques européennes en 1990 puis il a débouché en 1992 sur une coopération franco-allemande visant à la conception commune d’un REP « évolutionnaire », baptisé EPR (le « E » de ce sigle signifiait alors « European » (PR = Pressurized reactor) mais il veut dire aujourd’hui « Evolutionary »). Ce projet était fondé notamment sur des approches communes en matière de sûreté, développées en étroite concertation avec l’appui technique des deux pays qui ont formalisé un accord en 1995 sur les options de sûreté de cet EPR. Mais ce processus a conduit finalement à un empilement d’exigences de sûreté plutôt qu’à une harmonisation équilibrée. Il en est résulté un concept multipliant les redondances diverses et les systèmes de protection ou de mitigation des accidents graves. Pour ce qui concerne les redondances, citons à titre d’exemple les 4 (oui quatre !) bâtiments de sauvegarde distincts qui comportent chacun un système d’injection d’eau destiné au refroidissement de la cuve, un système d’alimentation de secours en eau pour les générateurs de vapeur et un système électrique et de contrôle-commande (avec alimentation de secours ainsi que des voies indépendantes et des systèmes en supports tels que circuits de refroidissement, alimentations électriques et contrôle-commande), 2 générateurs diesels d’ultime secours (en plus des 4 situés dans les bâtiments de sauvegarde), 6 batteries destinées à alimenter le contrôle-commande et certains équipements essentiels, 4 réservoirs d’accumulation pressurisés indépendants et 1 réservoir de stockage d’eau situé en bas du bâtiment réacteur qui alimente les 4 voies des systèmes d’injection à moyenne et basse pression pour le système d’injection de sécurité destiné à refroidir le cœur, 2 systèmes de refroidissement redondants pour la piscine de stockage du combustible, lesquels sont complétés par un troisième dispositif diversifié, etc. Toutes ces dispositions ont certes permis d’abaisser encore la probabilité de fusion du cœur d’un ordre de grandeur et de respecter ainsi l’objectif fixé par l’ASN de 1x10-6 (1 millionième ! ) / réacteur-an, mais elles ont également accru largement la complexité de l’ensemble ce qui ne va pas forcément dans le sens d’une amélioration de la fiabilité globale du concept.

Cette démarche de sûreté maximaliste, déconnectée presque totalement de considérations économiques a conduit inévitablement à des surcoûts importants qui ont fortement pénalisé la rentabilité globale de l’EPR. À cet égard, on serait tenté de se référer au fameux principe de base appliqué en radioprotection, connu par son sigle « ALARA » (as low as reasonably achievable), qui signifie qu’il faut réduire l’exposition radiologique des individus à un niveau aussi faible que raisonnablement possible. Sauf que ce principe contient le mot « reasonably » qui est explicité par un complément de phrase : « … compte tenu des facteurs économiques et sociaux » (« taking into account economic and social factors). D’ailleurs cet aspect est bien précisé dans notre code de santé publique qui se réfère à ce principe ALARA en stipulant que « l’exposition des personnes aux rayonnements ionisants […] doit être maintenue au niveau le plus faible qu’il est raisonnablement possible d’atteindre, compte tenu de l’état des techniques, des facteurs économiques et sociaux et, le cas échéant, de l’objectif médical recherché ». Il semble que cet élément de pondération, imprégné de réalisme, ait été de plus en plus ignoré depuis de nombreuses années dans le domaine de la sûreté nucléaire, tout au moins en France. En témoigne ce principe prôné par l’ASN d’amélioration permanente de la sûreté, devenu une sorte de crédo sous prétexte que « la sûreté n’a pas de prix ».

 

La sûreté « quoiqu’il en coûte » ? L’article de Dominique Finon* apporte de précieux éléments de réponse à cette interrogation.

* article entier sur ce site

Dominique Grenêche

 


Vers la fin de l'esclavage pour les électrons nucléaires ? (13/08/2021)

Si l'information vous avait échappé, elle mérite attention :

Depuis juin 2021, une jeune entreprise, Isotope Energy, tente enfin de proposer aux consommateurs une énergie d'origine garantie nucléaire. L'idée, lancée par une pétition initiée par quelques membres de notre équipe UARGA et regroupant un collectif de plus de 3000 signataires, semble enfin se concrétiser. Ni EDF, ni aucun des fournisseurs alternatifs sollicités par les courriers émanant de ce collectif n'avaient osé y donner suite. EDF, qui détient pourtant le monopole de la production de ces électrons nucléaires, avait décliné, probablement sous les injonctions de sa Ministre de tutelle : faire profil nucléaire bas, voire honteux, rester électoralement correct. Les autres fournisseurs alternatifs contactés avaient eux aussi déclinés, engoncés qu'ils sont tous dans leurs hypocrites fournitures électriques prétendument "vertes" et leur "origine garantie renouvelable" !

 

Précisément ! Origine nucléaire ou origine renouvelable, personne bien sûr n'est dupe : aucun des électrons qui franchissent nos compteurs ne peuvent "dire" s’ils ont été mis de proche en proche en vibration grâce au nucléaire, à l’hydraulique, au solaire ou à l’éolienne. Tout ce que l'on sait c'est que, statistiquement, il y a plus de "70% d'électrons d’origine nucléaire". Mais dans notre pays ces électrons-là ne sont pas "libres" de décliner fièrement leur origine. Ils sont en fait les esclaves d'une hypocrite machination.

 

Jugez-en : en toute légalité, un fournisseur alternatif peut acheter à EDF des électrons nucléaires dits ARENH (100 térawattheures par an, le quart de la production nationale, à 42 €/MWh soit au-dessous du prix coûtant d'EDF qui n'a pas d’autre choix que de leur vendre – c’est la loi !), et ensuite y "coller" un certificat vert acheté la même année sur un très florissant marché totalement déconnecté de la demande des usagers (au gré du soleil et du vent [GM1] ), puis revendre à un particulier une "électricité d'origine garantie renouvelable" véhiculée en fait par les petits esclaves que sont les vaillants électrons nucléaires.

 

Tout ceci en toute légalité et avec la bénédiction (pour ne pas dire plus) des institutions européennes bien trop heureuses de satisfaire leur très puissant état membre, l'Allemagne, dans son entreprise d'affaiblissement de sa trop efficace voisine énergétique décarbonée, la France.

 

Isotope Energy a besoin du soutien individuel de tous ceux qui défendent notre électricité nucléaire et qui parient sur son avenir. Allez lire dans leur blog ce qu'est pour eux une offre garantie 100% nucléaire.

 

Ils recueillent dès à présent des pré-inscriptions pour 2 offres : l’une "100% nucléaire", l’autre "100 % nucléaire et hydraulique". Les 2 sont des offres bas-carbone, non intermittentes, mais la première (100% nucléaire) doit retenir toute notre attention car c'est la seule qui soit réellement pilotable jour et nuit toute l'année, quelle que soit la pluviométrie (à la différence de l'hydraulique) et dont les perspectives de développement sont à la hauteur des nouveaux usages électriques nécessaires pour dé-carboner les transports et remplacer le chauffage au gaz (les nouveaux sites hydrauliques étant limités en France).

 

Nous invitons tous ceux qui adhèrent au projet d'Isotope Energy à les soutenir. Nous sommes convaincus qu'EDF ne sera pas perdant, car ce marché (aujourd'hui inexistant) pour les électrons nucléaires est son réel fonds de commerce et son domaine d'excellence. Ce marché est aujourd'hui exploité et détourné avec hypocrisie tout en générant des profits indus, et largement subventionnés par les contribuables, qui enrichissent à la fois les concurrents alternatifs d'EDF, purs traders sans valeur physique ajoutée [GM2] , et tous les acteurs, notamment étrangers, des nouvelles énergies censées décarboner notre électricité qui l'est déjà, en puisant dans nos poches les taxes que nous payons (CSPE, TICPE) et, il faut le rappeler, sans effet sur le climat.

 


 [GM1] Pas facile de saisir l'idée derrière cette incise, pour un néophyte

 [GM2] On pourrait aussi le dire d'Isotope Energy !

 


Les gens qui savent de quoi ils parlent (24/06/2021)

Il y a peu, l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et techniques (OPECST) mettait en ligne (Vidéo ou Compte-rendu) l’intégralité de l’audition du président de l’Autorité de Sureté (ASN), Bernard Doroszczuk. Au menu, l’état de la sureté nucléaire dans notre pays, sujet austère mais le brio dont ce responsable fit preuve en a balayé l’augure et suscité une rare ovation finale.

L’homme est clair, précis, sans affectation ni arrogance ; un esprit serein qui avance son argumentation tranquillement et sans faux fuyants, avec une seule boussole : la réelle sécurité de ses concitoyens. 

Les choses sont remises en place : la sureté n’est pas le fait d’intuitions dogmatiques, voire despotiques mais repose sur un tissu d’études et d’analyses concrètes des risques effectivement encourus,  suivies de mesures préventives adaptées qui permettent d’affirmer qu’un nucléaire bien contrôlé – ce qui est le cas ici – est une activité sûre.

Sur ces bases le seuil d’obsolescence des réacteurs en activité, initialement estimé à quarante ans, peut être repoussé si l’on envisage avec soin la mise à niveau des installations. L’EPR est un bon réacteur ainsi qu’en atteste son utilisation réussie en Chine, l’ASN ne nourrissant aucune suspicion sur le niveau de sureté de sa contrepartie chinoise. Ses déboires français témoignent, pour l’essentiel, d’une filière dont on n’a pas su préserver l’excellence. 

Et ceci nous mène au vrai danger encouru par le public dans le domaine nucléaire : celui résultant du manque de soin et de l’indécision des instances politiques.

Que ce soit gestion des déchets ou celle du parc, si dans de brefs délais l’état continue selon ses dires à procrastiner, i.e.  tergiverser, notre avenir économique, social et sanitaire courent de grands risques.

Cette alarme courageuse entre en résonnance avec la Note du Haut-Commissariat au Plan au verdict sans appel : pas d’issue dans notre transition énergétique sans un minimum de 50% de nucléaire. A contrepied de la péroraison pathétique du ministère de l’environnement, le Plan s’appuie sur les évidences techniques avancées par le rapport AIE commandité par RTE pour fustiger la dystopie « 100% renouvelable ».  Soulignant le désastre socio-économique auquel conduirait son adoption, il demande des actions sans délai en faveur de la filière nucléaire.

L’épidémie Covid nous a ouvert les yeux. Alors que nous pensions posséder l’une des meilleures filières pharmaco-médicale du monde, nous nous sommes réveillés sans masques, sans réactifs et surtout les seuls incapables d’élaborer et produire un vaccin. Nous avons appris combien la négligence et l’absence de prises de décision des pouvoirs publics pouvaient tuer.

A telle enseigne, les gens qui savent de quoi ils parlent dans le domaine de l’énergie sentent aussi le sol se dérober. Ils font leur devoir d’alerte : Il ne nous reste que peu de temps pour se prémunir du désastre.

Trêve de procrastination et de rêve éveillé. L’Etat doit résister aux pressions des intérêts particuliers et ne viser que l’intérêt général ; celui-ci passe par la relance, sans délai, de la filière nucléaire.

 


Consultation publique RTE sur les « futurs énergétiques 2050 » URGENT (02/03/2021)

RTE a engagé mi-2019 l’élaboration des futurs scénarios 2050 du Bilan prévisionnel (« futurs énergétiques 2050 »). Ce processus est ouvert à consultation publique[1] jusqu’à vendredi 5 mars 2021.

UARGA vous invite à vous y exprimer, en vous inspirant de la Synthèse[2] ou en répondant à une ou plusieurs des 22 questions posées en fin du Rapport RTE complet sur les « futurs énergétiques 2050 »[3]. Nous joignons à cet ensemble, l’intéressante contribution de Jacques Simonnet à cet exercice.

D’ordinaire, les consultations techniques et spécialisées de ce genre ne nous mobilisent pas, les jeux étant faits d’avance. Mais la parution du rapport AIE-RTE sur les conditions d’une énergie 100% renouvelable alliée à de récentes évidences qu’un réel enjeu était sur la table a modifié notre perception et explique cette instance de dernière minute.

 

A minima, et pour ne pas laisser place à la seule expression des citoyens désirant voir remplacer notre parc nucléaire par 100 % de renouvelables, nous vous invitons à minima à prendre position sur la « question 1 – cadrage général de l’étude des « futurs énergétiques 2050 ».

 

Pour vous y aider, vous trouverez ici une position largement partagée au sein de notre association, dont vous pouvez vous inspirer si vous le souhaitez et si vous la partagez.

 

Les contributions sont à déposer avant le 5 mars 2021:

- par courriel : rte-concerte-bp@rte-france.com

- ou sur le lien internet (avec identification par « demande d’un accès ») : https://www.concerte.fr

       - sur la page d’accueil, rectangle bleu en haut à gauche, concertation en cours

    - 5 ième alinéa bleu, consultation publique sur les scénarios 2050… cliquer sur Read More à la fin

      - un peu plus bas sur la pagequi s’ouvre, on trouve Ajouter une contribution

      - on peut taper ou coller dans le cadre prévu, ou ajouter un fichier.

 


[1] Consultation publique: https://www.rte-france.com/analyses-tendances-et-prospectives/etude-pour-un-systeme-electrique-forte-part-denergies-renouvelables-en-france-lhorizon-2050

[2] Synthèse bilan prévisionnel long terme « futurs énergétiques 2050 »: https://assets.rte-france.com/prod/public/2021-01/Bilan%20Previsionnel%202050-consultation-synthese.pdf

[3] Rapport complet bilan prévisionnel long terme « futurs énergétiques 2050 »: https://assets.rte-france.com/prod/public/2021-01/Bilan%20Previsionnel%202050-consultation-complet.pdf

 


Les carences de Monsieur Hulot (10/02/2021)

L’étrange décision récente du Tribunal de Commerce administratif de Paris replace sur le devant de l’actualité l’ » Affaire du siècle « .

A la manœuvre, quatre associations appartenant à l’écologie politique : un groupe de juristes partisans de l’utilisation des outils juridiques dans le champ politique, les 2 virtuoses internationaux de la communication médiatique que sont les ONG Greenpeace et Oxfam enfin la Fondation Hulot.

Partant du constat malheureusement avéré que l’état français était loin d’honorer ses engagements COP 21 de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, elles attaquent celui-ci en justice, fortes d’un questionnable soutien pétitionnaire de près de 2 millions de signataires.
En première analyse, il est douteux que cette irruption du juridique en politique, avec la substitution du sacré politique, reposant sur des élus révocables, par du sacré juridique incontrôlable, soit une bonne chose pour la démocratie.

Une affaire médiatique
Pour la forme, ce coup d’état juridique est astucieusement orchestré sur le mode enfantin des coupables et des super héros intègres, le cadre juridique comme ultime recours du laissé pour compte est un théâtre familier aux amateurs de séries américaines. Tous les ingrédients sont là pour susciter l’intérêt du plus grand nombre : opération pleinement réussie. Sur le fond, l’affaire prend un autre tour.

Un ministère actif
Contrairement à ce qu’avancent les plaignants, le ministère de l’environnement depuis la COP 21 est loin d’être resté inactif. Ce vaste ministère n’a cessé d’animer les leviers réglementaires et de jouer de son influence, taillant, tranchant dans tous les secteurs (l’emprise de l’environnement est vaste..), en souterrain tant qu’au su de tous. Au premier chef l’industrie sous sa tutelle et singulièrement l’industrie des énergies font l’objet d’une attention particulière. Il n’est que de prendre connaissance de l’argumentaire de la défense pour s’en convaincre.

Une politique acquise aux thèses de l’écologie dogmatique
Plus encore La totalité des ministres aux commandes se sont réclamés des concepts de l’écologie politique s’ils n’en sont pas directement issus (Nicolas Hulot, François de Rugy, Barbara Pompily). En outre, pour consolider l’édifice, ces dix dernières années ont donné lieu à des recrutements internes et des nominations à des postes clé alimentés au même lait. De sorte que l’on peut affirmer sans détours que pour l’essentiel, le piètre résultat sur cette période procède de la mise en pratique de dogmes de cette écologie politique, une pratique qui conduit au fiasco.

La véritable Affaire du Siècle
Si l’on s’en tient donc au souci initial d’agir pour réduire notre empreinte carbone croissante, ce n’est pas tant l’état que cette action doit poursuivre en dernier ressort mais les promoteurs du modèle que celui-ci s’efforce d’appliquer. C’est en particulier Monsieur Hulot, Ministre de l’environnement sur la période 2017-2018 que la Fondation Hulot doit demander que l’on sanctionne… Le paradoxe est délectable.
Car le véritable scandale, c’est que l’on continue à se désindustrialiser pour faire fabriquer nos produits manufacturés vers des pays qui pour ce faire ne cessent d’accroître leur consommation de charbon, que l’on produit des carburants verts au détriment de ces puits de carbone que sont les forêts équatoriales, que l’on détruise notre industrie nucléaire de production d’électricité pour la remplacer par une industrie du renouvelable qui émet plus de carbone tant directement qu’indirectement (*), aux seuls profits d’investisseurs spéculateurs et de pays haut-émetteurs de carbones et au grand dam des contribuables.

Le scandale, c’est qu’à l’instigation de l’écologie politique on ferme les deux réacteurs de Fessenheim, deux unités en parfait état de marche et à très haut niveau de sureté, se privant d’une précieuse source d’électricité bas carbone, démarche entrainant l’ouverture d’une centrale à charbon de l’autre côté de la frontière…

Voilà la véritable « Affaire du siècle ». Pourquoi ne pas l’instruire ?

En attendant, fort de cet arrêt du tribunal, demandons l’annulation de la baisse du programme nucléaire : c’est la teneur du dernier communiqué des Voix du Nucléaire.

(*) On appréciera à cet égard l’aveu exquis de Mme Pompili : « en ce qui concerne l’objectif d’augmentation des énergies renouvelables celui-ci est indépendant de celle des gaz à effet de serre… », dans la plaidoirie de la défense émise le 23 juin dernier.

 


Omelette européenne (01/02/2021)

Le recours au dicton est un vieux procédé qui permet de passer outre au rationnel pour asseoir une décision. Se fondant sur une vague analogie, on l’assène en général pour rompre plus ample discussion.
C’est le cas de l’adage « on ne met pas tous les œufs dans le même panier » utilisé par les autorités actuelles pour justifier une décision arbitraire : limiter à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique français.

Sur la base d’un argumentaire fondé cette fois sur des faits, Jean-Luc Salanave balaie d’un revers de panier l’absurdité d’une telle proposition malheureusement devenue « Idée reçue »
Il faut se rendre à l’évidence : tant l’éolien que le solaire, malgré les images riantes de bord de mer que les mots vent et soleil évoquent pour chacun de nous, ne pourront réduire notre facture carbone. Parler de plusieurs œufs dans le même panier c’est croire qu’un œuf intermittent et un œuf pilotable s’équivalent. Cela n’est vrai que lorsque le pourcentage d’intermittence est faible et qu’elle peut être absorbée par la flexibilité du pilotable : l’intermittent , tel un coucou, ne peut se développer qu’aux dépens d’une structure stable. L’analyse très fouillée de l’organe de réflexion gouvernemental France Stratégie pointe cette faiblesse et s’inquiète pour l’approvisionnement en électricité en 2035 (*1).
Mais lorsque la proportion d’œufs intermittents grossit (au seul bénéfice de ceux qui engrangent la manne des subventions sans lesquelles ni solaire ni éolien ne survivraient), les choses se compliquent : le pilotable n’est plus en suffisance pour combler les absences de l’intermittence et c’est la menace permanente de rupture d’approvisionnement que le recours à nos petits voisins ne sera bientôt plus en mesure de résoudre.
 
Le problème est européen
II est temps de tacler la faiblesse des politiques des différents états européens et leurs visions autocentrées alors que physiquement, interconnectés, nous sommes tous dépendants les uns des autres : chacun développe activement dans son coin un élevage grandissant de coucous de sorte que d’ici dix ans, c’est la très sérieuse institution France Stratégie qui nous en alarme (*2), nous vivrons sous la menace permanente de rupture de notre activité économique faute d’électricité pilotable !
Trêve d’œufs et de panier : il faut inverser cette dérive et nous concentrer sur des sources stables d’électricité, sinon tout finira en omelette…
En conséquence deux choix s’offrent pour l’Europe : ou elle se décarbone entièrement et c’est l’option nucléaire qu’il faut développer ou elle continue à émettre allègrement son CO2, un peu moins mais quand même, et c’est le gaz.
Nous n'osons croire que l’Europe désormais si sourcilleuse sur le climat et son indépendance, s’abandonne au mezzo termine du gaz russe alors qu’elle bénéficie par la France d’une technologie nucléaire sure et indépendante qu’il lui suffit de stimuler pour qu’elle retrouve son optimum…
Revenant au panier de départ, croyez-vous que notre petit 50% du marché français soit à la mesure des vrais enjeux ?

(*1) Excellente analyse de France Stratégie à l’échelle de l’Europe où l’on voit que la France, si elle applique son programme rejoint l’Allemagne dans le peloton des pays menacés de pénurie en 2035.
(*2) De fait, les pays qui les pratiquent et se refusent au nucléaire, ont un niveau d’émission carbone très élevé en raison de productions de centrales fossiles pour pallier à leur intermittence. vice fatal qui en outre met à mal les réseaux et empêche qu’elles soient naturellement bénéficiaires (leur pics de production coincident en général avec des plages ou la demande est faible et les prix s’effondrent).

 


ARNAQUES (15/01/2021)

Dans une synthèse sur les déchets nucléaires particulièrement rigoureuse, indispensable à qui veut en connaître, Jacques Simonnet, sur la lancée des travaux de Philippe Fournier et particulièrement bien familier avec la question, rétablit la vérité au sujet d’une des plus belles arnaques argumentaires antinucléaires : « l’industrie nucléaire qui produit, sur une grande échelle, les déchets les plus dangereux qui soient sur terre, ne les maitrise pas et lègue aux générations futures un fardeau qui leur sera fatal », point fort d’une "détox" dont nous vous conseillons la visite.

Qu’on se rassure, grâce à un recyclage particulièrement exemplaire, les déchets réellement dangereux du nucléaire n’atteignent pas, tout habillés,  les 200 tonnes par an, en regard de la bagatelle des 11 millions de tonnes de déchets toxiques produits en France chaque année (1). Radioactivité impliquant décroissance dans le temps leur impact sur les générations futures n’est pas comparable à l’éternelle létalité des poisons non nucléaires.
Au fil d’un processus détaillé et complexe les déchets nucléaires sont séparés, conditionnés, confinés, des plus inoffensifs jusqu’aux plus dangereux qui sont sanctuarisés derrière une triple barrière à 500 mètres sous terre. Qu’on ne se méprenne, il ne s’agit pas ici de vœux pieux. Ici, le contrôle est systématique et sans compromis et contraste avec le laxisme dispersif qui malheureusement sévit pour d’autres déchets malgré la règlementation.


Ce n’est pas ce que soutient le pâteux « Rapport mondial sur les déchets nucléaires » (2), cas d’école qui sous un vernis docte et soucieux revient à un tissu d’allusions et contrevérités anxiogènes.
Jacques Simonnet s’est amusé dans une note de lecture à en démonter les mécanismes et dresser l’inventaire de ces allusions et contrevérités. L’exercice est intéressant en ce qu’il révèle les ficelles d’un document de propagande. Des ficelles un peu trop visibles, sans doute, car le brûlot n’a pas passionné grand monde hormis les  afficionados  inconditionnels qui noyautent certains médias.


Travaux pratiques et démocratie
Pendant ce temps, discrètement, une nouvelle consultation publique PNGMDR sur les déchets nucléaires (3) s’est mise en place le 11 septembre pour s’achever le 8 mars 2021 : qu’on se le dise ! 

Organisée sous la houlette du Comité National du Débat Public (CNDP), elle vise à décliner les attentes du public « dégagées » lors de la consultation précédente. Cette fois encore, n’en doutons pas, le CNDP nous traduira l’abstention du public par un cri du peuple en faveur des thèses antinucléaires.
Ce tour de passe-passe est à l’origine de l’étrange décision de la très sérieuse Agence de Sureté nucléaire (ASN) de sortir de son domaine de compétence et transmuter en déchet cette matière énergétique précieuse et stratégique qu’est notre stock d’uranium appauvri puisqu’il est en mesure d’ assurer à nos descendants plus d’un millier d’années de production électrique.

Mais nous atteignons un sommet de la désinvolture en matière de démocratie avec la « Convention citoyenne sur le Climat ».  Sur la base d’une population de citoyens tirés au sort (degré zéro de la démocratie), un échantillon de 150 personnes est sélectionnée d’une manière peu claire et pris en main par le très idéologique think tank Terra Nova pour accoucher d’un catalogue de remèdes climatiques excluant bien curieusement le nucléaire. Loués lors du rendu par les instances les plus hautes, ces citoyens tombent de haut lorsqu’en pratique, leurs remèdes se diluent dans une tisane et un placebo référendaire.

 

Que ces petites arnaques sont dérisoires en regard de la réalité climatique…

 

L'équipe communication d'UARGA profite de cette première newsletter de 2021 pour vous présenter ses meilleurs voeux.

(1) ADEME dechets-chiffrescles-edition2020-3-
(2) Rapport mondial sur les dechets nucléaires i Heinrich Boll Stiftung i Bureau Paris-France(boell.org)
(3) Concertation-PNGMDR

UARGA : Union d'associations de retraités et d'anciens du nucléaire
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