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Pourquoi ce serait une erreur d’arrêter Fessenheim ? (06 avril 2018)


Il y a une semaine nous avons indiqué que la fermeture de Fessenheim constitue un gaspillage considérable de l’argent du contribuable à une époque où le gouvernement dit se soucier du déficit du pays et du pouvoir d'achat des français. Nous revenons aujourd’hui sur cette question de Fessenheim et plus généralement de la Loi de transition énergétique pour une croissance verte au moyen du Manifeste pour Fessenheim émanant d’anciens de l’industrie du nucléaire.
Le Manifeste pour Fessenheim est une lettre ouverte adressée au Premier Ministre par 410 retraités ayant apporté leurs compétences de professionnels au service de la conduite de centrales nucléaires en toute sécurité. En toute indépendance de jugement, ces anciens responsables reconnus soulignent dans leur courrier les effets néfastes de la loi relative à la Transition Energétique pour une Croissance Verte et proposent quelques solutions pour en corriger les excès. Ils rappellent que cette loi reste le seul argument du gouvernement pour justifier une décision fondée sur des considérations idéologiques.
Avec ce Manifeste pour Fessenheim, les signataires affichent avec détermination leur conviction : le nucléaire reste une énergie d’avenir, indispensable à l’atteinte des objectifs que s’est donné le gouvernement (diminution des émissions de gaz à effet de serre, développement de l’emploi, réduction des déficits de la balance commerciale et sécurité d’alimentation électrique).
C’est ce que nous vous invitons à lire ici.



Pourquoi donc faut-il arrêter Fessenheim ? (30 mars 2018)

L’arrêt de Fessenheim a été décidé en 2011. Depuis en 7 ans beaucoup de choses ont changé mais pour ce qui est de Fessenheim rien ne change ! peu à peu la nécessité est apparue comme une évidence : Fessenheim allait enfin fermer, malgré toutes améliorations apportées par EDF, au fil des ans, et qui en font l’une des plus modernes de France.
Personne en France ne semble s’étonner qu’à une cinquantaine de km au sud de Fessenheim, l’exploitant suisse AXPO a début mai obtenu l’accord des autorités confédérales pour redémarrer, après plusieurs années d’arrêt, le réacteur Beznau 1, le plus vieux réacteur au monde mis en service en 1969. Le réacteur a démarré le 20 mars et l’exploitant se propose de le maintenir en service jusqu’en 2030 ! Personne en France, pas même en Alsace, ne s’est ému.
Pourquoi donc s’acharner à vouloir arrêter Fessenheim ? Sébastien Richet, spécialiste de l’évaluation des données dans un grand organisme international, s’interroge à ce sujet. C’est ce que nous vous invitons à lire ici.



Acceptation de la cuve du réacteur EPR de Flamanville (20 mars 2018)

La cuve du réacteur EPR de Flamanville dont la construction est en cours d’achèvement a défrayé la chronique : au terme d’un très lourd programme d’investigations et de recherche conduit par AREVA (aujourd’hui Framatome) et EDF, l’Autorité de Sûreté Nucléaire a donné son accord le 12 octobre 2017 pour la mise en service de la cuve. Cette affaire est difficile à comprendre par le non spécialiste pour différentes raisons : c’est ce que nous vous invitons à lire ici.



Le démantèlement du réacteur Chooz A, situé à Givet (Ardennes) (08 mars 2018)

Le démantèlement des installations nucléaires est l’aboutissement ultime de toutes les installations nucléaires auquel se prépare industrie nucléaire. A l’origine la priorité allait d’abord à la conception et à la construction des installations mais très vite dans les années 70 la conception a progressivement tenu compte des optimisations nécessaires pour faciliter leur déconstruction finale, le moment venu. S’il en résulte que le démantèlement des installations les plus anciennes est le plus souvent long, difficile et coûteux (réacteur EL4 de Brennilis et réacteurs UNGG de première génération il n’en est pas de même pour les plus récentes. Certaines opérations ont été menées à bien aux Etats-Unis par exemple mais aussi en France, ce qui est mal connu : réacteurs de recherche (Grenoble et Cadarache), usines prototypes (La Hague, retraitement AT1 et Cadarache, ATPu de fabrication de combustibles au plutonium), laboratoires de recherche de haute activité de Fontenay-aux-Roses. C’est dire que l’expérience est déjà longue et que l’industrie n’a pas attendu l’arrêt annoncé de la centrale de Fessenheim pour apprendre enfin ce nouveau métier comme le serinent sans le savoir tous les tenants de l’arrêt du nucléaire !
Aujourd’hui, en France, près de Givet (Ardennes) un programme sous la maîtrise d’ouvrage d’EDF se déroule dans de bonnes conditions et dans la discrétion : celui du réacteur à eau pressurisée de Chooz A. Il s’agit du banc d’essai d’EDF des opérations à venir du programme REP. Il n’y a d’autres urgences que de répondre à l’engagement réglementaire de faire le démantèlement au plus tôt et de vérifier du bien-fondé des hypothèses retenues pour le programme REP, mais le manque d’exutoire pour les produits les plus chauds est évidemment un frein car à quoi bon démanteler si les produits conditionnés ne peuvent être évacués ? Nos amis de l’association ARA (retraités des ingénieries COGEMA puis AREVA aujourd’hui ORANO) ont pris l’initiative de faire un point sur cette opération en cours à Chooz A dont nous vous invitons à prendre connaissance .
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Le programme chinois accélère, l'éclairage de la situation par Sylvestre Huet (21 février 2018)

A l'occasion de son récent voyage en Chine, le Président de la République et son homologue chinois ont présidé à la signature de différents contrats, dont certains touchant les partenariats franco-chinois en matière nucléaire. Pendant deux ou trois jours vous avez donc pu apprendre quelques aspects de cette très longue coopération : réacteurs, combustibles, peut-être bientôt aussi dans l'aval du cycle (retraitement et MOX).
Les médias ont très peu mentionné l'ampleur du programme chinois en matière nucléaire. Il nous semble donc pertinent de porter à votre connaissance le texte posté le 8 janvier par Sylvestre Huet sur son blog Sciences² hébergé par Le Monde http://huet.blog.lemonde.fr/page/2/ un texte court mais complet, retraçant très brièvement les réalisations de la Chine dans le domaine nucléaire au cours des 40 dernières années et intitulé Le nucléaire chinois accélère en 2018.
Sylvestre Huet est un journaliste bien connu et respecté dans nos milieux scientifiques et techniques et son texte mériterait de servir de référence. Nous espérons qu'il ne nous en voudra pas de le placer sur notre site.
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C'est l'énergie finale ... (air connu) (08 février 2018)

Afin d'éclairer le débat et la réflexion des citoyens et des décideurs au moment où démarre en France le débat public sur la Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE), nous souhaitons porter au débat l'article C'est l'énergie finale ... (air connu) qui rappelle un certain nombre de principes, d'écueils, voire d'erreurs à éviter. Notre pays est un champion reconnu : notre électricité y est largement dé-carbonée, fiable, compétitive, respectueuse de l'environnement et des ressources naturelles, elle contribue aujourd'hui à notre indépendance énergétique comme à nos exportations d'électricité et à notre balance commerciale. Dans le monde, la consommation électrique est appelée...
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En France un vent moins hostile semble souffler à l’égard du nucléaire (02 janvier 2018)

Depuis quelques mois malgré l’approche de l’hiver, il nous arrive de temps à autre de ressentir comme un air nouveau, de sentir un regard nouveau et moins hostile à l’égard de l’industrie nucléaire. Nous n’attendons pas qu’on en vante les mérites peut-être cela viendra-t-il un jour, non aujourd’hui on souligne simplement le fait que n’émettant pas de gaz à effet de serre elle ne contribue pas au dérèglement climatique. Par les temps qui courent c’est une vertu non négligeable qui a été complètement occultée naguère lors du débat sur la Loi de transition énergétique. L’édito joint rappelle quelques faits saillants des derniers mois dont certains illustrent la nouvelle ambiance.
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Les éditos de l'année 2017 ont été passés en historique et sont consultables via le menu de gauche ou en cliquant ici.