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Parlons ASTRID (10 octobre 2019)
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Bonjour,
Je serai aussi bref que possible et vais me limiter à l'essentiel.
Programme expérimental Astrid arrêté... la science française dans ce domaine n'inspirerait-elle pas confiance ? personne ne le croira.
Et "en même temps", on entend que 8 soudures à refaire sur l'EPR de Flamanville, certes peu accessibles et certainement  délicates, demanderont plusieurs années de délai et coûteront 1,5 milliards € (avant de les entreprendre bien sûr, donc en réalité probablement le double). Qui se moque de qui ? Pour ce coût et dans le même délai, la Chine construirait un EPR en totalité...
A mon sens, l'équation est plus simple, mais de référentiel plus large :
il faut tuer l'avantage stratégique que constitue le nucléaire français, en l'empêchant de vivre, par tous les moyens. Pourquoi ? "cherche à qui le crime profite"... ; question plus subtile car le nucléaire français ne profite pas qu'à la France, mais aussi à l'Europe... et cette science nationale a fait la courte échelle au nucléaire asiatique, qui a su en tirer parti de façon éclatante et en retirer mondialement des succès à la fois industriels et d'image. Qui donc cela peut-il déranger ? Qui donc peut vouloir exercer vis-à-vis du nucléaire français une telle rétorsion, sans doute moins à titre de concurrence que de mesquines représailles ? La réponse brûle les lèvres. Surtout si l'on ajoute que la Grande-Bretagne a abandonné le nucléaire, tout en confiant à la France les rênes d'une étrange initiative dans ce domaine, où l'on annonce déjà retards, difficultés et surcoûts... Évidemment, ça ressemble tellement à du billard à trois bandes que l'on n'ose y croire... Et la Grande Bretagne est liée, entravée, en matière de nucléaire, même civil, aux USA, par un accord qui date des années '50...
Ma conviction est que les USA, qui n'ont plus les compétences scientifiques et techniques pour un retour dans l'industrie nucléaire, ne veulent pas laisser à l'Europe, représentée ici par la France, une chance de valoriser dans le marché mondial l'atout nucléaire, à l'heure où tout le monde a compris que les énergies renouvelables vedettes - solaire et éolienne - ne sont pas en mesure sérieuse de prendre la relève.
Mais, me direz-vous, quel rapport avec l'arrêt d'Astrid et les soudures à 200 millions € /pièce ? Eh bien, il suffit que soit "infiltré" (je n'aime pas trop les connotations de ce terme, qui semblent renvoyer à des images de guerre froide... ou à de la science-fiction..., mais c'est le plus approprié) le réseau décisionnel français; c'est d'autant plus facile que ce réseau est terriblement pyramidal, centralisé, et déjà peuplé depuis longtemps de "dormants" qui s'ignorent (certains sont déjà à la retraite).
Les analyses et raisonnements strictement techniques et/ou économiques, d'ailleurs excellents, lus dans vos pages et ailleurs, n'expliquent pas les faits... il doit donc bien y avoir une explication d'une autre nature ? La mienne pèche peut-être par paranoïa ? ou pas...
Je suis curieux de savoir si d'autres partagent mes vues.
cordialement à vous,
Alain Gouchet (09/10/2019)
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Chers amis,
Ma contribution est en attaché. Usage libre.
Cordialement,
Gilbert Ruelle
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Vous avez raison de dénoncer la mise à mort du projet ASTRID.
Au delà de ce problème  qu'a très bien analysé Yves BRECHET,  c'est la question  du rôle du pouvoir politique  qui est posée: se  préoccupe-t-il du court terme - 5 à 10 ans - ou a-t-il une vision haute et prospective du pays ? Il devrait voir large à la fois dans l'espace et le temps.
Dans l'espace: tout faire pour que les questions fondamentales (le climat, l'énergie, l'emploi, la santé) ne soient pas abordées du seul point de vue franco-français, mais traités au niveau mondial, ou au moins européen.
Le cas des réacteurs surgénérateurs en est hélas le parangon.
Heureusement quelques contre-exemples existent, tels le réseau européen de l'électricité, ou l'aéronautique avec Airbus, ou encore la réussite du CERN à Genève. Mais cela concerne l'Europe uniquement, sans vision élargie à l'Afrique par exemple.
Voir loin  dans le temps  également :  l'espérance de vie  de nos dirigeants  est de quelques dizaines d'année;  leur seule préoccupation serait-elle de vivre tranquille et aisé ce court laps de temps ? Pensent-ils à leurs enfants et petits-enfants qui devront faire face à la lutte pour un air respirable et une eau potable ?
Heureusement  que  la prise de conscience  commence  à se faire  parmi nos concitoyens,  jeunes en particulier  (honte à ceux qui osent démolir Greta THUNBERG).
Remarque historico-philosophique pour terminer : quand MITTERAND a lancé en 1981 son slogan"le changement c'est maintenant", il avait raison mais se trompait de cible: il raisonnait politique et non pas climatique!
Enfin souhait que le mantra "croissance"   soit  enfin remplacé par le mot "partage" ....
Jean-Pierre LOWYS, professeur émérite à l'Ecole des Mines, membre de la SFEN (09/10/2019)

Qui a peur de Greta Thunberg? (27 septembre 2019)
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Bonjour,
J’ai lu les deux excellents textes que vous avez diffusés aujourd’hui : la note de Jean-Luc Salanave et le texte introductif.
Qui a peur, dites-vous, de Greta Thunberg et de son regard qui évoquerait un futur néant ? nous sommes maintenant accoutumés à nous laisser guider par tel ou tel gentil robot, du genre Ameli, qui nous conduit à la solution d’une recherche sur Internet mais dans le cas de Greta on ne sait pas, et c’est inquiétant, qui la téléguide à nous débiter comme un robot le néant d’une pensée impersonnelle, radicale et profondément destructrice et démoralisante pour les jeunes notamment.
Vous n’avez pas vitupéré comme beaucoup en France l’ont fait contre la plainte qu’elle a déposée contre notre pays, il y avait pourtant là matière à éclairer vos lecteurs :
  • l’a-t-elle fait parce que, malgré les atouts que lui confère son électricité décarbonnée à plus de 90%, la France a raté depuis la signature de l’Accord de Paris presque tous les objectifs climatiques qu’elle s’est elle-même fixés ? ou
  • parce qu’il est plus facile d’attaquer la France que la Chine ou les Etats-Unis ? ou
  • parce que la France est toujours prête à donner des leçons au monde avec beaucoup de désinvolture ?

Aucune de ces trois hypothèses ne semble juste : apparemment la plainte a été déposée dans le cadre de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), censée protéger la santé et les droits des enfants et adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1989.  Cette convention a été ratifiée par la France mais pas par les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde.
Dupont T.  un lecteur intéressé

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Bonjour,
Merci pour ces explications, très claires.
Bien cordialement,
Raphaël Lecomte
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Oui, mais c'est bien pour cela que j'ai cité le chiffre dérisoire de 4 grammes de CO2 par kWh d'électricité nucléaire (record mondial ! Le kWh chinois doit être autour de 800 grammes) et dit que passer du chauffage gaz à l'électrique est 20 fois plus efficace que d'isoler.
Il faut raisonner énergie et pas électricité (qui ne représente en France que 6 à 7% de nos émissions de CO2). Nos émissions sont ailleurs, comme je le rappelle, et je pensais avoir été clair que l'électricité est hors sujet en France (et donc le nucléaire, le photovoltaïque ou l'éolien aussi). Mais je tâcherai de l'être encore plus la prochaine fois.
Cordialement.
ean-Luc SALANAVE (02/10/2019)
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Bonjour,
Je vous remercie sur ces éclaircissements. J’attire cependant votre attention sur les interprétations que peut faire je grand public à partir des valeurs concernant l’empreinte carbone globale par habitant. Un seul exemple : si l’empreinte carbone d’un français est le double de celle d’un chinois, comme vous l’indiquez dans votre Newsletter, il est tentant d’en conclure que les centrales nucléaires émettent autant sinon plus de CO2 que les centrales à charbon, ce qui est d’ailleurs une idée très répandue dans le grand public. IL y a donc tout intérêt à commenter précisément les chiffres évoqués pour éviter que le grand public identifie mal les causes du réchauffement climatique, et par conséquent identifie mal les solutions plus y remédier. J’en profite pour saluer tout de même votre Newsletter, dans laquelle je trouve beaucoup d’informations intéressantes.
Bien cordialement,
Raphaël Lecomte (02/10/2019)
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Votre question est légitime tant les chiffres varient suivant les sources.
Avant tout il faut distinguer "CO2" et "CO2équivalent" (ce dernier regroupe tous les GES dont le CO2).
Ensuite il faut distinguer "émissions locales" (dans le pays considéré) et "empreinte totale": [émissions locales] plus [émissions délocalisées induites dans les importations] moins [émissions contenues dans les biens et services exportés].
Les 12tCO2eq/an que vous citez c'est l'empreinte d'un français moyen, soit environ 5tCO2eq/an émises en France plus environ 7tCO2eq/an solde des contenus CO2 des imports/exports du même français moyen.
L'OCDE, EUROSTAT, notre Haut Conseil pour le Climat et même l'ADEME préconisent désormais de généraliser la notion d'empreinte (carbone ou CO2), plus pertinente pour guider les plans d'action et établir les responsabilités des citoyens dans le dérèglement climatique.
Voir en PJ l'excellent document du HCC (Haut Conseil sur le Climat).
J'espère avoir répondu à votre interrogation.
Jean-Luc SALANAVE (01/10/2019)
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Bonjour,
Dans votre newsletter du 27/09/2019 vous indiquez que l’émission de CO2 par habitant en France est de 12 tonnes /an. On trouve souvent sur le web des chiffres sensiblement inférieurs, jusqu’à 4,38 tonnes /an. Pouvez-vous m’indiquer comment identifier les données les plus fiables, y compris pour les autres pays pour établir une comparaison ?
Merci,
Raphaël Lecomte (30/09/2109)
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Greta Thunberg est un perroquet qui répète inlassablement une leçon qu'on lui a apprise...
Qui voudrait discuter avec un perroquet ?
En tous cas pas moi.
Cordialement.
Bertrand Mercier (28/09/2019)
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La question ne serait-elle pas plutôt : Qui manipule Greta Thunberg ?
Patrick MENON (28/09/2019)

PNGMDR – Une synthèse à mi-parcours en forme de punition collective
Le débat public sur le PNGMDR (Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs) fait relâche tout le mois d’Août. C’est l’occasion pour la CNDP (Commission Nationale du débat Public) de publier une première synthèse à mi-parcours de cette consultation.
Sans grande surprise, la confrontation des pros et des antis (nucléaire) constitue le fondement de cette synthèse. Cette opposition quelque peu caricaturale renvoie dos à dos les partisans de l’atome et ceux qui s’y opposent en les disqualifiant les uns et les autres. Un retour à la punition collective injuste qui nous rappelle nos années d’école primaire et, in fine, conduit à une impasse !...
C’est une mauvaise nouvelle pour les tenants de l’électronucléaire, qu’ils soient académiciens, scientifiques, ingénieurs, anciens exploitants nucléaire ou tout simplement des citoyens souhaitant une information objective sur un dossier éminemment complexe. Alors que les Extrémistes verts y verront la confirmation de leur stratégie (plus c’est gros, plus ça passe !...) poussant l’outrecuidance jusqu’à empêcher la tenue d’un débat à Lille dans une relative indifférence.
Ce constat résonne aussi comme l'échec des tentatives de modération lues dans les différents cahiers d’acteur favorables à CIGEO. Quels que soient les efforts dans "la manière de le dire" des uns et des autres, leurs arguments seront toujours ramenés dans la catégorie suspecte des "partisans  du nucléaire" au parfum nauséabond. Ce constat affectant d’autant leur crédibilité.
Cette atteinte à la présomption d’objectivité est fâcheuse pour toutes les consultations organisées par la CNDP et c’est bien dommage tant, par ailleurs, ces appels à débat font valoir des arguments particulièrement pertinents, qu’il s’agisse de la PPE ou de la PNGMDR.
Alors que les spécialistes du GIEC confirment que le nucléaire est la seule énergie capable de contribuer à la limitation du réchauffement climatique, que la Chine fait la démonstration de la fiabilité de l’EPR, avant de supplanter notre pays comme leader de cette filière industrielle, que le nouveau premier ministre britannique, Boris Johnson, clame sa foi dans le nucléaire, pour quelle obscure raison faudrait-il dans notre pays laisser le champ libre aux divagations des opposants à cette énergie ?...
L’avis de nos académiciens, scientifiques et autres ingénieurs, ne vaut-il pas celui des écolos dont les propos n’ont, pour seul fondement, qu’une idéologie de bas niveau qui ne résiste pas à la première installation d’une éolienne dans leur jardin ?...
C’est bien cet espoir de sursaut de nos dirigeants qui poussera ces différents acteurs à poursuivre inlassablement leurs efforts, adoptant ainsi la maxime de Guillaume d’Orange « Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».
Alain Desgranges (13/08/2019)
Vice-président du Collectif d’anciens du nucléaire

Tout va très bien madame la marquise? (08/07/2019)
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Centrer les explications sur le fait que dans les centrales nucléaires, c’est le coeur nucléaire qui s’échauffe et transforme de l’eau en vapeur, qui actionne une turbine.
Pas un gramme de produit carboné dans tout ça. Comment en sortirait-il du gaz carbonique ?
Ne pas asséner nos vérités sans explications, mais ne pas compliquer le message : nous avons tendance à considérer qu’entrer dans les détails crédibilise nos messages, alors que c’est interprété « en  face » comme une tentative de noyer le poisson.
Le nucléaire produisant des GES est typique de la propagande mensongère des « antinucléaires », reprise par quelques alliés journaleux ignares et peu scrupuleux.
Bien amicalement
Alain de Tonnac (10/07/2019)
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Tout a fait d'accord avec votre excellente demonstration mais en meme temps, celle-ci illustre bien l'etat d'inferiorite mediatique dans laquelle nous a laissé notre repugnance a communiquer : pour refuter le tres court postulat "le nucleaire contribue au rechauffement terrestre", il faut une vingtaine de lignes plus 3 graphiques...
UARGA 10/07/2019
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Bonjour, je souhaiterais m'exprimer sur le sujet suivant " la croyance massive (69%) est que le nucléaire contribue au réchauffement terrestre" .
Je vous livre donc mon texte
Bien cordialement
Christian Semperes (09/07/2019)
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La croyance pour près de 70% des Français interrogés concernant la contribution du nucléaire aux émissions de GES vient de 2 facteurs principaux (à mon avis) :
-    La confusion sur le rôle des tours aéro-réfrigérantes
-    L’absence d’une explication simple sur ce qui produit de la chaleur dans une réaction nucléaire entretenue.
Hélas sur ces 2 points il n’y a pas réellement de communication.
Merci à l’UARGA d’alimenter nos réflexions.
Jean-Bernard Thevenon
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Oui, les résultats de ce sondage sont extrêmement préoccupant. Cela dit, qui aurait dû défendre le nucléaire en France depuis des décennies si ce n’est EDF ?
EDF a choisi il y a bien longtemps de ne pas communiquer sur le nucléaire estimant qu’il y avait plus à perdre qu’à gagner. Le résultat est là quelques décennies plus tard avec ces résultats délirants mais réels. A l’heure du renouvellement du parc nucléaire, EDF risque de payer cher, et nous tous aussi, son manque de courage. Retourner une opinion n’est pas chose simple, cela prend des décennies et on n’a pas le temps.
Frederic Paatalagoity (09/07/2019)

La Transition énergétique chinoise : pauvre climat (06 mars 2019)
 Compliments à l'auteur pour ce texte excellent que je vais largement diffuser
Jacques Blanc (08/07/2019)

Réaction à l'air du temps (mars 2019)
Bonjour,
je viens de lire l'excellente reflexion "on marche pour le climat mais même courir serait vain" de Gérard Petit.
Pareillement j'avais mené une première reflexion sur le réchauffement climatique en 2015 puis complété  en 2019.
Je vous joins ce document  que j'ai diffusé à une cinquantaine de personnes de mon entourage.
Peut il être diffusé  dans la rubrique" nos lecteurs s'expriment", je vous laisse le soin d'en décider. Le document est un peu long.
Bien cordialement.
Claudius Chavin Collin (mai 2019)
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En vérité nous n’avions pas prévu de communiquer sur les différents mouvements qui se développent ici ou là à travers le monde pour la défense du climat (grève scolaire mondiale et autres marches ou – plus spécifiquement en France – l’affaire du siècle). Certes ces mouvements sont importants en nombre mais les motivations ne nous paraissent pas très convaincantes :
  • les jeunes sont-ils sincères, convaincus et spontanés ou sont-ils manipulés par des organismes s’abritant derrière eux ? alors que ces jeunes pourraient s’inquiéter d’abord des dangers auxquels ils seront peut-être confrontés assez vite (problème d’employabilité en raison de formations ne les préparant pas toujours à trouver un emploi leur convenant par exemple) ou risque d’avoir un jour à supporter le poids de dettes que leurs aînés ont laissé croître avec insouciance.
  • les signataires de la pétition du siècle ont-ils bien vu qu’ils appuyaient sans le savoir des points de vue idéologiques ou critiquaient une politique, certes insuffisamment vertueuse pour respecter l’Accord de Paris sur le climat, mais qu’ils vivent dans un pays exemplaire sur ce point par rapport à la plupart de leurs voisins et amis.
Merci à toi, Gérard, de nous permettre de réparer notre oubli : tes deux textes sont disponibles aux liens ci-après :
Monômes lycéens et polynômes pétitionnaires
On marche pour le climat, mais même courir serait vain
ARSCA
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Bonjour,
En réaction à l'air du temps,  j'ai pu récemment faire paraître deux articles :
L'un sur le site "Le monde de l'énergie"  
L'autre sur "Le Cercle" du journal "les Echos"
Vous les trouverez joints au présent message, pour l'usage que vous voudrez bien en faire.
Sur les thèmes que j'aborde, à noter également une tribune (régulière) de Marie Degremont consacrée à la Transition Énergétique qui paraît dans "La Recherche" et qui, ce mois-ci, intitulée : "L'affaire su siècle, pourquoi brouiller les cartes ?" m'est apparue bien vue et courageuse, surtout quand on connaît la tendance "écolo"de la publication (à laquelle je suis abonné depuis des temps immémoriaux).
Bien cordialement,
Gérard Petit, retraité EDF (07/03/2019)
 

Inquiétante comédie (22 janvier 2019)

Nous connaissons bien la façon d'intervenir de Greenpeace qui cherche à faire peur avec des informations très souvent inexactes ou approximatives .et ne réagissons pas. Neanmoins cette fois nous donnons voix au document  qui circule au sein de 'association des retraités de La Hague. Elaboré par l'un de ceux ci. Ce document met en èvidence les nombreuses informations erronées  de l'organisation, destinées à être anxiogènes en donnant un état de la situation.

UARGA 20/02/019

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Bonjour

Je m'étonne que vous qui défendez le nucléaire et La Hague ne parliez pas de l'info récente de Greenpeace qui dénonce à propos des déchets " l'absence totale de solution fiable et sûre pour les géraer".

Patrick Bontemps  (15/02/2019)

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Bonjour,
ancien d’EDF (SEPTEN, notamment), je vous joins ma réaction d’écœurement contre la malhonnêteté des écolos patentés ...
Vous pouvez en faire l’usage qui vous plaira.
Et bonne année, nucléaire aussi !
François POIZAT (24/01/2019)

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Sur quoi se basent ces ONG ( dont Greenpeace et Oxam )  pour porter plainte contre l'Etat pour " inaction contre le réchauffement climatique " ?
Dés le départ, j'ai écrit à la presse locale pour m'étonner....En effet, je pense qu'aucun pays moderne, parmi les grandes puissances n'a fait autant que la France :  démarrer 58 réacteurs nucléaires..... si bien qu'aujourd'hui plus de 95 % de notre électricité est décarbonée, c'est " ne rien faire" ?
Les résultats sont là :  selon l' AIE ( Agence Internationale de l'Energie ) la France rejette 0,9 % du carbone mondial !   Si l'on examine les 6 pays en tête pour ces rejets :  la Chine, les USA, l'Inde, la Russie, l'Allemagne et le Japon, c'est 61 % des rejets mondiaux !
Cela me fait poser plusieurs questions :
-  quelle sont les véritables motivations de ces ONG ?  en particulier  Greenpeace et Oxam...Peut être ce procès mettra t elles en lumière ces motivations et elles s'apercevront qu'elles se sont tirées une balle dans le pied !
- la Justice, en France, n'est elle pas débordée, pour prendre le temps nécessaire à d'instruire de faux procès ?
- en France, le "climat" et la "transition énergétique" ne sont ils pas des prétextes pour  taxer  fortement les citoyens...et c'est pourquoi notre Président s'y accroche ?..Si on arrêtait TOUS les véhicules à énergie fossile Français, les rejets tomberaient à 0,45 %....Insignifiant pour le climat !  Cela ressemble à une supercherie...
- pourquoi cette "omerta" sur le nucléaire de la part du gouvernement et de la presse ?  Pourtant la Chine nous offre une superbe vitrine, avec Taishan , pour mettre en valeur le savoir faire Français ?
- les chiffres ci dessus nous montrent que le nucléaire est la meilleure arme et la moins chère pour diminuer les rejets de carbone !   la loi " Brottes"  fixe le cout du nucléaire à 42 Euros le MWH,  le solaire et l'éolien sont à plus de 100 Euros /MWH,  et même pour l'eolien marin c'est 170 Euros /MWH ( rappelé par le 1er ministre lors de la publication de la PPE )...Pourquoi nos dirigeants ne s'en emparent ils pas et redonnent  10 Milliards / an de pouvoir d'achat aux citoyens...puisque c'est le problème du moment ?
Il faut rappeler que la diminution du prix de l'électricité représente un double gain :  d'abord baisse de la facture, ensuite baisse du cout de tous les biens et services qui utilisent l'électricité ...sans parler de l'attrait suplémentaire pour les investisseurs et industriels étrangers !
Jean ABRAS Retraité EDF (23/01/2019)


 "L'énergie" des Gilets Jaunes SUITE (02 janvier 2019)

 

Bonjour,

Pour information, un petit article sur le démantèlement des éoliennes que l’on vient de me faire passer. 

 https://energieetenvironnement.com/2018/05/15/le-quart-de-leolien-terrestre-menace-de-demantelement-en-allemagne/

De quoi alimenter le débat sur la rentabilité et la pérennité de cette production d'électricité

Cordialement

J. Hanotte (17/01/2019)

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Bonjour,
 je prend un peu de temps pour lire mes messages en retard et je "retombe" sur celui-ci.
Ma question de suite : Comment pensez-vous vous inscrire dans le "Grand débat National" qui démarre pour défendre ces idées et  nos analyses sur la transition énergétique ?
Je mets André COPIN et Alain JEAN en copie, côté retraités d'eDF, à qui je pose la même question.
Bien cordialement
JL JENNEQUIN (14/01/2019)

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Merci pour votre réaction à laquelle je souscris pleinement. J’ai tenté d’intéresser le journal « les Echos » à la lutte contre l’éolien et leur ai envoyé deux articles à ce sujet (je vous joins le second dont vous pouvez faire ce que vous voudrez…) J’espérais être publié parce que j’étais soutenu pourtant par un économiste bien placé auprès du journal. Au bout d’un mois, on me l’a finalement refusé sans explication. Le titre était peut-être un peu trop agressif…

Je constate que le mot nucléaire est devenu tabou. Toutes les informations positives sue l’énergie nucléaire (les programmes chinois ou indiens, le beau résultat français sur les émissions de CO2/kWh : voir le site elecricity.map) sont passées sous silence. Je ne connais aucun média important qui ose soutenir l’énergie nucléaire. Reconnaissons que nous n’avons pas de signature prestigieuse pour imposer un texte. J’ai sollicité un membre de l’académie des sciences pour signer un article : il n’a pas donné suite. D’ailleurs, les médias se fichent sans doute d’eux qui ne sont même pas sollicités par les pouvoirs publics (cf commission « parlementaire » sur la sûreté nucléaire qui a réuni tous les ténors de l’opposition nucléaire depuis 40 ans et seulement eux)

Continuez votre action. La promotion de l’éolien en France est un scandale.

Bien amicalement

Bernard Lerouge (03/01/2019)

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Bonsoir,

Jean-Marc Jankovici dans son livre « transition énergétique pour tous : ce que les politiques n’osent pas vous dire » (chapitre 5, quand on aime on ne compte pas) démontre que l’éolien et le photovoltaïque coûtent très chers pour un gain epsilonesque en terme de CO2 en France, car nucléaire + hydraulique majoritaires => très mauvaise stratégie sur le plan économique. Pour réduire les émissions de CO2 ce n’est pas dans ces filières que l’Etat devrait investir en priorité les Euros qu’il emprunte !

Sa démonstration mériterait d’être travaillée pour la rendre instantanément compréhensible par quiconque de bon sens.

Faudrait qu’un bon communiquant maîtrisant bien les médias y travaille. 

Bien cordialement 

Jehan Vanpoperynghe (03/01/2019)

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Vous signalez le site élyséen "Poursuivre le dialogue" Il s’agit en fait de « s’abonner » à la communication présidentielle. Pour une communication militante, mieux vaut écrire au Président (ou à son épouse) par https://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/ en 8000 signes maximum.

Cordialement.

Jean-Pierre AUFFRET (03/01/2019)

Le nucléaire dans le marché de l'électricité (19 novembre 2018)
Dans le cadre du débat sur la PPE et en réaction à une avalanche de commentaires sur l'avis n° 167 ("Avis pour une PPE responsable qui bannisse toute approche idéologique") et à propos du coût complet de l'électricité des éoliennes, j'ai proposé une autre approche permettant de mesurer la compétitivité des éoliennes à travers leur valeur commerciale plutôt qu'en cherchant à déterminer le coût des back-up nécessaires pour rendre l'électricité consommable. Mon commentaire introductif était le suivant :
"Une autre approche
Cette avalanche de commentaires concernant la comparaison des coûts de production respectifs du nucléaire et du renouvelable, dont il semble que seule la fin du débat permettra de la stopper, montre que, si celui du nucléaire actuellement en service est maintenant connu (32 €/MWh) et admis par différentes instances dont la Cour des Comptes, en revanche, le calcul de ce coût de production complet est beaucoup plus complexe en ce qui concerne le renouvelable qui ne produit pas forcément lorsqu’il y a des besoins en électricité et qui nécessite par conséquent soit des moyens de stockage appropriés (en admettant qu’ils existent) ou des moyens de production de complément et des investissements « réseau » conséquents pour relier production et consommation souvent très éloignées l’une de l’autre (cf. l’Allemagne) et profiter au mieux du foisonnement. C’est pourquoi, j’invite tous les débatteurs à se reporter à l’avis n°92 (https://ppe.debatpublic.fr/node/4040 ) qui propose une autre approche qui permet d’évaluer ce qui est essentiel pour un vendeur, y compris d’électricité, c’est-à-dire la valeur commerciale de son produit, sans subvention et sans obligation d’achat dans la relation producteur éolien/ agrégateur qu’a créée la mise en œuvre du nouveau système d’appel d’offre. Le lecteur pourra alors constater que, dans la plupart des cas, le prix que l’agrégateur est prêt à payer n’est pas forcément très élevé".
Cette approche a l'avantage d'éviter les inévitables polémiques qu'entraîne une démarche analytique telle que celle qui est évoquée dans votre article où chacun des éléments de coût que vous ajoutez au coût de production brut de l'éolienne peut être contesté, voire retourné au détriment du coût de production brut du nucléaire. Un exemple : les STEP ont toutes été construites, bien avant l'émergence du renouvelable, pour compenser le manque de souplesse des centrales nucléaires au début de leur carrière. Ne devrait-on pas ajouter leur coût (50 à 100 €/MWh) au coût brut du kWh produit par le nucléaire ?
Elle permet également de mieux comprendre l'animosité vis-à-vis du nucléaire des promoteurs de l'éolien et du solaire pour qui le nucléaire n'est pas le complément idéal du renouvelable et d'analyser les résultats de l'appel d'offre sur l'éolien de février 2018 où on constate que l'essentiel des lauréats est d'origine étrangère (parfois sous des noms français comme "Vent du nord").  
Je reste à votre disposition.
Bernard Comte
Retraité EDF
21/11/18
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Merci, c'est très bien. Je ne suis pas investi d'une mission dans ce domaine tarifaire même si je participe à des discussions informelles. Ce sont des réflexions académiques
30/11/18
J Percebois
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Merci pour cette réponse.
Y aurait-il quelque chose à corriger dans l’Analyse diffusée récemment par l'UARGA ?
Etes-vous invité à participer à l'élaboration des futures règles ?
29/11/18
Robert Baschwitz
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Merci pour votre message.
Actuellement l'appel des centrales se fait sur la base du coût variable (donc avec un coût nul les EnR sont prioritaires mais comme elles ne sont pas appelées aux heures où le prix est rémunérateur elles ne peuvent pas recouvrer leurs coûts fixes d'où les subventions via des prix garantis). D'autres solutions sont en discussion pour l'appel selon un "merit order" : intégrer les coûts systèmes, appel sur la base du coût moyen etc. Organiser l'appel simultanément sur la base du coût variable (marché energy only) et sur la base du coût fixe (marché de capacité)…
Pour l'instant cela n'est pas tranché .
Bien cordialement
29/11/18
Jacques Percebois
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Merci de vos commentaires chaleureux.
Vous écrivez : oui les surcoûts de réseau sont importants car à certaines heures il faudra remonter du courant du réseau de distribution vers celui du transport. De plus il faudra revoir la tarification d'accès pour accroître la part "puissance" au détriment de la part "énergie".
Je comprends que vous voulez dire : Aux moments où les intermittentes fonctionnent et fournissent du courant au réseau, elles ont besoin d'un réseau basse et moyenne tension localement construit exprès pour elles (réseau de distribution) avec ses transformateurs pour remonter la tension jusqu'au au niveau haute et très haute tension (transport) commun à toutes les sources. C'est une des raisons pour accroître la part "puissance" dans les tarifs au détriment de la part "énergie". L'autre raison est que, les installations intermittentes étant arrêtées les 3/4 du temps, soit 4 fois plus que les centrales nucléaires ou thermiques, il faut compter, par rapport à elles, un facteur multiplicatif de 4, par kWh, sur ces dépenses de réseau de distribution.
Nous sommes d'accord, avec beaucoup d'autres, pour plaider pour qu'on compare dès que possible les coûts complets.
Je crois avoir compris qu'en rendant non nul le coût marginal des intermittentes on pourrait échapper à leur priorité absolue pour l'accès au réseau. Comment faut-il raisonner ?
Pour ce qui concerne les dépenses de réseau : dirait-on que les raccordements plus coûteux au réseau des producteurs intermittents seraient imputés par ENEDIS au fournisseur Intermittente + back up à tel prix par kWh vendu ?
Et pour le back up + le stockage qu'il comprend ? Pour le principe, j'ai pensé que le producteur d'intermittente aurait le choix entre 2 solutions, lors de sa demande d'autorisation:
-    avoir imaginé comment matériellement associer à son projet les spécialistes capables de concevoir et construire les stockages et les turbines capables de produire quand l'intermittente ne produit pas ou pas assez, et se rendre ainsi capable de vendre de l'électricité à tout moment ou au moins sans à-coups ;
-    au lieu d'une solution matérielle, apporter le financement (dont au moins une partie /kWh produit) d'une solution matérielle ; cela suppose qu'on ait étudié des cas de figure et des montants; quelqu'un a-t-il déjà tenté cela?
Robert Baschwitz
22/11/18
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Merci et bravo.
Oui les surcoûts de réseau sont importants car à certaines heures il faudra remonter du courant du réseau de distribution vers celui du transport.
De plus il faudra revoir la tarification d'accès pour accroître la part "puissance" au détriment de la part "énergie"
Jacques Percebois
22 Nov 2018
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Il fallait faire court pour ne pas arriver après la publication des positions qu'aura prises Emmanuel Macron. Je n'ai pas réussi à faire mieux.
En particulier je ne mentionne pas les dépenses de réseau : les sources intermittentes étant dispersées, cela fait beaucoup de matériels à raccorder et comme chaque installation ne fonctionne environ qu’un quart du temps, cela multiplie par 4 des dépenses d'investissement de réseau par kWh. C'est donc bien pour les sources intermittentes une dépense supplémentaire pour le constructeur de réseau ENEDIS, elle doit être facturée au projet considéré ; cela par kWh produit, de telle sorte que le coût marginal soit impacté : il est donc important que les intermittentes ne soient plus automatiquement prioritaires.
Que les lignes qu'aura définies Emmanuel Macron dans la PPE soient encourageantes ou pas, il faudra maintenant réfléchir à une stratégie pour faire progresser ces idées (je pense au coût complet et à l'ARENH) dans l'esprit des gens qui peuvent les comprendre et les défendre ; puis aborder le plus doucement possible ceux qu'il faudra convaincre, en France et en Europe!     
Robert Baschwitz
20 nov 2018

Inauguration par ORANO d’une nouvelle usine de conversion (02 novembre 2018)
J’avoue que je ne m’attendais pas à une réaction à mon coup de cœur (ou de gueule) ; je répète que j’apprécie généralement la qualité des informations et synthèses que vous mettez à disposition. S’agissant de Comurhex II, je me suis contenté d’être dubitatif sur la pertinence de l’investissement.
Je note en effet que le devis du projet a doublé, et son retard a été de six ans ; et ce dérapage n’était pas complètement contrôlé puisque en 2015, il a fallu demander à l’ASN une autorisation de poursuite d’exploitation de Comurhex I, faute de mise en service de Comurhex II à temps. Finalement CM I a été arrêté fin décembre 2017, pour un démarrage de CM II neuf mois plus tard.
En 2012, il a été passé au titre de l’exercice 2011 une dépréciation de 212 millions sur l’investissement CM II (Capital.fr - 02/03/2012). Et en 2015, plusieurs centaines de millions d’euros de dépréciation ont été ajoutés (Lefigaro.fr 20/02/2015).
Ce sont ces éléments qui me conduisent à être dubitatif : à vue de nez – car je n’ai pas cherché le montant exact de la dépréciation 2015 – c’est la moitié de la valeur de l’investissement (de 1,2 milliards) qui est passée en pertes.
Par ailleurs en 2018, une partie du bardage de l’usine, en cours de démarrage, a été arrachée.
Sans doute la production de Fluor et le traitement des effluents sont une réussite technique, et je ne me livre pas au Nuclear bashing. Félicitations aux ingénieurs et techniciens qui ont permis cette réalisation. Mais les éléments que je rappelle sur l’économie du projetne sont pas sans importance.
Dominique Vignon
03/11/18
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Je partage avec vous nombre de vos commentaires et comme vous je déplore les catastrophes auxquelles ont conduit les décisions inconséquentes prises depuis le départ de Jean Syrota.
Je déplore aussi les difficultés (organisationnelles et juridiques) qui n'ont pas encore permis que soit éliminée toute référence à AREVA sur le site qui sert de support à nos publications.
Ceci précisé vous avez pu constater que nous exprimons toujours des points de vue indépendants et parfois très critiques à l'égard de nos anciennes maisons, ceci nous apporte parfois quelques désagréments.
Concernant Comurhex 2 nous n'avons pas eu connaissance d'infos diffusées dans la presse nationale, sauf Usine Nouvelle, il est vrai que le dossier de presse n'avait rien pour faire rêver, d'où le texte que nous avons décidé de publier. Cet investissement Comurhex 2 ne relève en rien des investissements somptuaires que vous évoquez mais ressemble à ceux de l'ex-COGEMA , complexifié toutefois par les exigences de la nouvelle ASN. Les qualificatifs utilisés sont tout à fait justifiés à mon avis.
Bernard Lenail
02/11/18
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Nouvelle usine de conversion : c’est sans doute fondamental ; je l’avais cependant lu dans la Presse nationale en septembre dernier.
 
Que l’EPR de Taishan ait atteint 100% de puissance (le 30 oct. 2018 à 16h45 heure locale, délivrant 1 755MWe - Voir PJ) n’a fait l’objet d’aucun communiqué officiel ; ni d’information de UARGA.
Après l’extension récente des incriminations de Mme Lauvergeon, et de plusieurs cadres supérieurs d’AREVA, UARGA dont j’apprécie généralement la pertinence pourrait réfléchir à une modification de son acronyme (« le site des retraités du Groupe AREVA ») ; des retraités qui ont des régimes de retraite fort différents ; et un groupe AREVA qui n’aurait jamais dû exister, et qui n’existe plus. Beaucoup de ces « retraités du Groupe AREVA » ne se reconnaissent pas dans la mainmise de Mme Lauvergeon sur Framatome. Et ne se reconnaissent pas dans les investissements somptuaires faits par AREVA, dont peut-être cette usine de conversion relève.
Vos synthèses sur le nucléaire sont excellentes. Votre aveuglement sur AREVA est incompréhensible.
Cordialement,
Dominique Vignon
2 Nov 2018

Rapport spécial du GIEC (15 octobre 2018)
Nous avons bien noté votre opinion et vos arguments détaillés sur un sujet extrêmement complexe. Nous les affichons pour laisser au lecteur le soin de les apprécier.
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Bonjour
Le CO2 présent dans l'atmosphère n'est pas la cause du réchauffement de la planète mais sa conséquence.
La température de la planète dépend de la chaleur délivrée par le soleil qui elle-même dépend de la combinaison des cycles d'activité (11 et 150 ans). Le XXe siècle a ainsi connu un nombre élevé de taches solaires.  L'effet de serre, cher aux non-physiciens, entre peu en jeu.
L'effet de serre lui-même dépend des gaz à effet de serre principaux que sont la vapeur d'eau (humidité, nuages) et dans une moindre mesure le méthane (putréfaction des forêts tropicales).
Dans l'effet de serre le CO2 est 100 fois moins efficace que les deux GES précités et entre très peu en jeu.
Le CO2 atmosphérique provient du dégazage des océans (loi de Henry) dont la teneur en CO2 dissous (issu des carbonates sédimentaires) augmente avec la température de la planète. Le CO2 produit par les activités humaines est lui-même faible devant celui émis par les océans et ne change pas la concentration atmosphérique, reflet de l'équilibre avec le CO2 dissous dans les océans.
Au total, diminuer les émissions de CO2 n'a qu'une incidence infinitésimale sur le climat et l'homme n'a, du moins par ce biais, aucune influence sur le climat de la planète. Tant pis pour son ego !
Mieux vaut axer les recherches sur l'adaptation au réchauffement climatique et aider les pays en voie de développement à utiliser leurs ressources naturelles pour améliorer les conditions de vie de leurs populations.
Les mondialistes utilisent des arguments fallacieux pour contrôler les nations dans le cadre d'un nouvel ordre mondial auxquels ils aspirent au détriment de l'intérêt des peuples eux-mêmes.
Au demeurant les cycles d'activité solaires évoluent relativement vite et nous conduisent dans quelques années (20 ans tout au plus compte tenu de l'inertie océanique) à un refroidissement général, comparable à celui de la "mini période glacière" de la fin du XVIIe siècle (minimum de Maunder), qui sera possiblement renforcé par l'accroissement observé de l'activité volcanique de la planète (poussières atmosphériques). La seule éruption du Yellowstone pourrait durablement nous entraîner dans le froid ou le très froid…  
Michel Duthé   michel-duthe@orange.fr
Retraité, ingénieur CEA, ex membre des E-M ASN et DSND


La difficile mission de François de Rugy, Ministre de l'écologie solidaire (06 octobre 2018)
Vous avez raison, nous avons tort de résumer le problème à la question du seul CO2 pour simplifier la rédaction. Nous aurions dû parler de GES (gaz à effet de serre). Pour le reste vous présentez des points de vue qui sont souvent contestés par le GIEC et d’autres organismes comme l’OMS. Nous sommes d’accord avec vous pour regretter l’excessive désindustrialisation de la France.
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Bonjour,
Pourquoi ne parler que de CO2 ?
L'augmentation de CO2 se chiffre en ppm, et n'est pas alarmante.
Notre activité est nocive surtout chimiquement, et du point de vue du gaspillage des ressources collectives.
Simplifie-t-on le message pour le rendre audible du grand public ?
Ce n'est pas productif, car moi en tant que scientifique, je ne me vois pas argumenter sur le CO2 ! Et je suis loin d'être le seul.
On nous bassine avec les GES, et on sait que la vapeur d'eau est beaucoup plus présente que le CO2, et beaucoup plus active sous forme condensée dans le nuages.
Si on fait la chasse au CO2, il faut d'abord enlever toute l'eau de la planète, ce qui n'a aucun sens.
Bref, je suis désarmé de voir votre position qui est censée être scientifique.
Que l'argumentaire CO2 soit favorable au nuke, OK, mais c'est un argument pourri !
Le pire pollueur et pas qu'en CO2 est le traffic maritime, et tout le monde achète tout en Chine.
A la limite proposez des porte-containers nucléaires ! et pas des petites voitures sympas mais dont le marché total ne représente que 3% de la pollution maritime.
Mais si on veut être vraiment écolo, on commence par produire de la nourriture saine en France, on arrête d'empoisonner les enfants avec des vaccins, on relocalise notre industrie. Il y a peu on se débrouillait en autonomie, notre pays en était capable et avec les moyens technologiques on y arriverait facilement. Le prétexte de la globalisation est une escroquerie à partir du moment où on peut satisfaire à nos besoins propres, tout est possible.
Très sincèrement.
David Landelle -- david.landelle@LVideoServices.fr
10 octobre 2018
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Merci de vos appréciations. Nous partageons nombre de vos commentaires : concernant les urgences que vous signalez, les problèmes soulevés sont extrêmement difficiles à surmonter rapidement dans le monde, les Etats, et c’est fort heureux, n’étant pas en général des régimes autoritaires. Une gouvernance est donc à mettre en place pour faire que la plupart des pays se mettent en marche au bon rythme.
Nous tenterons de répondre prochainement à certaines de vos interrogations. Et notamment à celle concernant le moteur diesel qui, devenu enfin propre après de nombreuses années d’effort, se trouve remplacé -de facto- par le moteur à essence ce qui en définitive dégrade le bilan carbone.
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Bonjour
A propos de l’Interview du professeur Jean-Luc Salanave, et pour aller un peu plus loin, pourquoi une pétition ne serait-elle pas lancée sur une hiérarchisation des priorités pour que chacun, et en premier lieu nos gouvernants, mais aussi nos concitoyens comprennent clairement où sont les enjeux majeurs :
Urgence n°1 : stopper le réchauffement climatique => c’est un enjeu global, ne pas enrayer rapidement le phénomène c’est aller vers la fin rapide de l’espèce humaine !!
Urgence n°2 : enrayer l’extinction massive des espèces vivantes qui est en cours (disparition des insectes, des oiseaux, des mammifères, etc) : pollutions chimiques, mais aussi le réchauffement climatique,  
Tout ce qui peut participer à ces deux objectifs vitaux pour la durabilité de la vie sur terre doit être entrepris sans tergiverser.
Le nucléaire existe, il participe activement au premier objectif, les chiffres le montrent, il faut s’en servir, communiquer largement sur cet état de fait et contrer les décisions idiotes, voire criminelles, prises par nos politiques pour convenances électorales de court terme.
L’industrie nucléaire, y compris en considérant les très regrettables catastrophes nucléaires passées, n’a eu et n’aura jamais le moindre effet sur le réchauffement climatique ou sur l’extinction massive des espèces vivantes que nous constatons actuellement. Par contre la peur du nucléaire qui a poussé certains gouvernements à remplacer le nucléaire par des énergies fossiles a effectivement contribué gravement au réchauffement climatique, c’est incontestable…
L’industrie nucléaire et la recherche associée s’est préoccupée très tôt du devenir de ses déchets pour qu’ils aient le moins d’effets néfastes sur les populations sur le long et très long terme. Refuser les solutions auxquels elle est parvenue en refusant l’aboutissement du projet CIGEO est très grave, car compromet la mise en œuvre de la meilleure solution connue à ce jour pour limiter les effets de ces déchets sur le long et très long terme, et surtout il n’y a à ce jour aucune autre solution sérieuse, soyons très clairs.
Il faut arrêter de s’auto flageller (nous les français) sur le fait que nous ne respecterions pas nos engagements sur le climat :
1° il est beaucoup plus facile aux pays émettant quasiment deux fois plus de CO2 par habitant que la France de réduire de 20% leurs émissions
2° non nous ne sommes pas plus mauvais que l’Allemagne, c’est le contraire tant que nous serons à un taux nettement inférieur au leur… et aussi inférieur à la moyenne européenne ne serons meilleurs qu’eux,  

Il y a aussi d’autres questions pour lesquelles j’aimerais avoir quelques réponses :
1°pourquoi les données sont-elles systématiquement tronquées ou incomplètes ? par exemple l’UE a communiqué sur les tendances à la hausse ou à la baisse des taux de CO2 cette année mais sans préciser exactement où en étaient les différents pays (volontairement ?), une hausse de 3,2 % pour la France et une baisse de 0.2 % pour l’Allemagne : conclusion des commentateurs, la France serait le mauvais élève et l’Allemagne le bon !!. Rétablissons la vérité : l’Allemagne est encore à 23% de la part de CO2 émise par l’UE pour 16% de la population alors que la France ne représente que 10% de la part de CO2 de l’UE pour 13% de la population : qui est mauvais ? la France ou l’Allemagne ? qui doit faire un effort ? la France ou l’Allemagne ?
2° pourquoi bannir complètement le diesel ? : certes le diesel est dangereux pour la santé en zone urbaine de haute densité, mais il produit moins de CO2 par kWh que les moteurs à essence, il serait donc avantageux du point de vue du bilan global CO2 de le maintenir dans les zones de campagne, même s’il faut limiter son usage dans les hyper-centres urbains
3° pourquoi ne pas inciter les entreprises à préférer le train ou le fluvial plutôt que le tout camion ? sur ce point, pourquoi le secteur nucléaire donne-t-il le mauvais exemple ?(au fils du temps on a en effet pu constater le passage de flux qui étaient à l’origine par chemin de fer se faire désormais exclusivement par route : la raison financière est apparemment bien plus importante, y compris dans notre milieu, que la raison environnementale)
Très cordialement et merci beaucoup pour vos articles toujours très intéressants.
Bruno Desnoyers Orano-TN  
8 octobre 2018

Un nouveau ministre  (7 septembre 2018)
La nomination d’un nouveau Ministre de l’environnement est l’évènement remarquable (et remarqué) de cette dernière semaine.
C’est donc François de Rugy, Président de l’Assemblée Nationale, qui a été nommé par le Président de la République le 4 septembre 2018 pour succéder à Nicolas Hulot comme Ministre d’Etat de la Transition écologique et solidaire. Cette décision est généralement présentée par les medias comme étant un moins mauvais choix. En tous cas, elle n’aura pas déclenché un enthousiasme débordant au sein de notre communauté !...
Pourtant, la marge de manœuvre d’Emmanuel Macron était très réduite. Et cette nomination lui permet de conjurer la fronde des autres écolos de LREM. François de Rugy a une expérience politique indéniable avec notamment une capacité d’adaptation reconnue (ou décriée). Il est souple d’échine et acceptera peut-être le retour à un pragmatisme dont le 1er ministre se targuait il y a peu. Notamment quand il faudra faire les comptes et que le gâchis résultant d’une réduction de la production nucléaire  apparaîtra insupportable à nos concitoyens à qui l’on demande par ailleurs beaucoup d’efforts… A la condition que ce message soit compris par l’opinion publique, ce qui n’est pas acquis loin s’en faut !...
De Rugy est né à l'écologie, dans le sillage de Brice Lalonde. Et il a fait preuve de modération depuis le début de ce quinquennat. Espérons qu'il remplacera les lobbys anti-nucléaires, qui emplissaient le ministère Hulot, par des écolos responsables. En commençant par Brice Lalonde et pourquoi pas en s'ouvrant à SLC.
Au final, cela aurait pu être pire !... On aura échappé à Daniel Cohn-Bendit, à Pascal Canfin ou à Barbara Pompili. Et même à l’ineffable Ségolène Royal. C'est déjà beaucoup et il n’y a pas de raison de faire sonner le tocsin comme on pouvait le craindre!...”
Alain Desgranges

Un point de vue plus que jamais d’actualité (23 août 2018)
La maison brûle
Ce dernier épisode de canicule aura marqué les esprits. A Johannesburg en 2002 Jacques Chirac avait déjà prononcé cette phrase prémonitoire : “La maison brûle et nous regardons ailleurs”.
Aujourd’hui, ce constat désabusé reste plus que jamais d’actualité. Le péril qu’elle pointe ne peut plus être nié. Pire, malgré l’urgence à agir efficacement, il existe au moins mille façons “de regarder ailleurs”, ce qui revient en gros, soit à ne rien entreprendre de sérieux, soit à se tromper de direction, soit encore à panacher ces deux options, ce qui pourrait bien être le choix fait par notre pays.
Alors que les caisses  de l’Etat sont vides et que des efforts supplémentaires sont demandés à nos concitoyens, chaque choix opéré en obère à coup sûr un autre. Mieux vaudrait donc miser sur le “bon cheval” car nous n’avons plus le droit à l’erreur.
Or, pourtant bien au fait de la contre-performance allemande, la France n’active pas les bons leviers pour lutter contre le changement climatique. Elle se prépare en effet à baisser la production du nucléaire qui n’émet pourtant pas de gaz à effet de serre, lesquels sont considérés comme la cause principale du réchauffement de la planète. Dans le même temps, elle investit des sommes considérables dans le déploiement de l’éolien ou du photovoltaïque avec le risque d’augmenter ces émissions en raison de l’intermittence de leur production qu’il faudra bien compenser par du gaz ou de l’électricité importée à grand frais. Des sommes qui manqueront cruellement pour agir efficacement ailleurs (isolation des bâtiments, mobilité électrique ...) et un coût qui pèse déjà pour 25 % sur le montant de la facture d’électricité.
Mais ce message ne pénètre pas l’opinion.
Les promoteurs des énergies vertes n’ont donc aucune crainte à avoir, leurs affaires vont prospérer sur un tel substrat et les émissions de gaz carbonique vont continuer à augmenter.
Et la maison va continuer de brûler !...
Alain Desgranges
Le Bouscat (33)

Suite au débat public sur la PPE : question sur le coût du stockage des déchets (23 août 2018)

Réponse complémentaire du comité de rédaction

En prenant pour hypothèses de coût de CIGEO l’objectif de 25 milliards € affiché par Ségolène Royal et comme inventaire de CIGEO la production de 50 ans de fonctionnement des réacteurs du parc français (c’est hypothèse de dimensionnement de CIGEO) produisant au total une moyenne de 400 TWh par an (hypothèse un peu faible pour le passé, un peu forte pour l’avenir puisque la disponibilité des énergies intermittentes amène fatalement une baisse du facteur de charge du nucléaire) on arrive à un coût du stockage de 0.125c€/kWh soit moins de 1% coût du kWh vendu aux particuliers. Une forte variation de ce coût serait donc peu visible sur la facture du consommateur.

Le rapport de la cour des comptes de janvier 2017 (synthèse ici) donne de nombreux détails sur la constitution de ce coût

Le comité de rédaction (23/08/2018)

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Bonjour Monsieur Lenoir,

Désolé pour cette réponse tardive : votre mail m'a échappé.

Je transmets votre demande.

Vous pouvez toutefois trouver des informations dans les rapports de la cour des comptes et notamment celui de janvier 2012 (synthèse ici) qui montre la prise en compte du coût du stockage des déchets.

Cordialement

Gérard Lépine (08/07/2018)

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 Bonjour
Je cherche des éclaircissements et quelques données économiques chiffrées concernant la production d'électricité nucléaire.
On connait assez bien les coûts d'investissement et d'exploitation. On connait les provisions pour démantèlement.
Mais quid de l'impact sur le prix final du MWh du retraitement d'une part, du stockage des déchets d'autre part ?
Je suis preneur de toutes informations ou adresses de sites répondant la question.
En effet, les détracteurs du nucléaire disent volontiers qu'on n'intègre pas le prix du stockage (après avoir longtemps soutenu qu'on intégrait pas le coût de la déconstruction)
Avec mes remerciements.
Jean-Philippe Lenoir lenoir.jeanphilippe@free.fr (04/07/2018)


Point sur débat sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) (16 juillet 2018)
Bonjour à l’UARGA
Juste un élément en complément de votre email sur la PPE. Bertrand Barré a publié un commentaire sur la PPE et le rapport Pompili
http://www.bertrandbarre.com/accueil_actu2_fr.htm ainsi que les échos https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-184800-opinion-rapport-pompili-sur-le-nucleaire-plus-partisan-que-factuel-2191492.php  le débat sur le rapport Pompili diffusé par LCP et auquel a participé Valérie Faudon est disponible sur de nombreux sites dont celui du Réseau Sortir du Nucléaire (ce qui est un signe d’imaprtialité du rapport) https://www.sortirdunucleaire.org/Debat-LCP-Nucleaire-les-deputes-au-coeur-du   mais on en va pas leur faire de la pub donc la vidéo est disponible sur https://video-streaming.orange.fr/actu-politique/nucleaire-les-deputes-au-coeur-du-reacteur-VID0000002EhZw.html  on peut y constater comme le souligne les Echos que seule la SFEN a pu défendre notre industrie dans cette émission. Il n’y avait pas d’autres sociétés savantes sur le plateau.
Cordialement
JB Thevenon
Framatome Operational Excellence / Digital Transformation - Installed Base
7 août

Paradoxe français : défense du climat, contre-performances et grand gaspillage (09 mai 2018)
Il est à la mode de déplorer les émissions de " particules fines " qui seraient la cause de 50 000 décès prématurés !
D’où sort ce chiffre ? ...J'ai lu quelque part que c'était l'extrapolation d'une étude de 2002, elle-même inspirée d'une étude de…1982 !  Quel crédit lui apporter ?  La presse bienpensante s'empresse d'effrayer la population avec ces chiffres, sans se poser de questions…aux ordres de nos dirigeants, créateurs de taxes !
Mais là n'est pas le sujet…
Dans les années 1970 / 1980…Paris était cernée de centrales électriques fonctionnant au fuel, au charbon et un peu au gaz, 7 jours sur 7 et 365 jours par an.  Toutes sont aujourd'hui arrêtées (merci les centrales nucléaires). Je parle de Vitry, St Ouen, Champagne, Vaires, Porcheville, Montereau…etc
Un rapide calcul montre que le tonnage de combustibles carbonés émetteurs de particules fines utilisés alors, en région Parisienne, était 10 fois plus important que celui utilisé aujourd'hui par TOUS les diesels Français ! J'imagine donc, qu'a Paris, ce dut être une hécatombe, au vu des chiffres cités ci-dessus…Et bien pas du tout !
J'y habitais avec 3 enfants en bas âge, tous les jours au Champ de Mars, dehors…Personne n'a jamais souffert de troubles respiratoires ou pulmonaires…pas plus que mes amis d'ailleurs !
Sans que ce constat constitue une preuve, il autorise à se poser quelques questions …
Et si tout ce battage contre le diesel (équivalent à celui fait pour les énergies " renouvelables" extrêmement onéreuses et intermittentes) était uniquement motivé par l'appât de taxes de nos gouvernants (taxe diesel ou CSPE par exemple) ?
Jean ABRAS
9 mai

Electricité : produire "local", est-ce conforme à l'intérêt général ? (20 avril 2018)

Bonjour,
Petit exercice de CAP électromécanique des années 1970 (1)
Pour sourire : hypothèse production perso d’électricité.
1 - Si éolien
- rendement génératrice environ 80%
- rendement transmission mécanique environ 45%
- rendement démodulateur-modulateur (fréquence génératrice à fréquence réseau) environ 85%
Rendement total éolien = 0,8 X 0,45 X 0,85
Résultat environ 30% !!!!
2 - Si panneaux solaire photovoltaïque
- rendement PV environ 20%
- rendement démodulateur-modulateur (fréquence génératrice à fréquence réseau) environ 85%
Rendement total PV = 0,2 X 0,85
Résultat environ 17%
3 - À comparer avec le rendement des génératrices des centrales EDF, environ 85% !!!
Sans parler des perturbations du réseau, dues à une trop grande multitude de sources de productions intermittentes (les fameuses énergies écologiques) (voir aussi l'équation des télégraphistes, cf. Bonnefille plus bas) ... je n'ai donc jamais cherché à produire ma propre énergie électrique !!!
Vu le bazar des formations professionnelles, je n'ai pas continué ce métier (après deux années d'enseignement en première et terminale F3 ; les prof. de techos... tous pris pour des nuls... au mieux des bricoleurs).
Ensuite, j'ai dû travailler avec et animé ("managé") des types dits de grandes écoles, pour lesquels il leur fallait pas mal de temps pour comprendre ce que je viens d'écrire... Certains ne voulaient ou ne pouvaient comprendre !!!
Alors tous les bobo ADEME et consort = cause perdue !!!
Amicalement
Denis Lebey
Membre IMdR, LIRSA-Cnam, Institut Fredrick Bull
(1) j'ai fait de 4 CAP j'ai jusqu'à ing. électrotech. Cnam puis Grenoble INP +++ (cours de Jacques Bonnefille, ex prof. alors de Supélec)
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 21 avril

Merci.
Je trouve dans vos articles de bonne qualité beaucoup d'information qui me permettent d'argumenter et de répondre aux rumeurs infondées du brouhaha médiatique.
Amicalement.
Michel de Roissy
29 avril


 

Pourquoi ce serait une erreur d’arrêter Fessenheim ? (06 avril 2018)

 

Votre réaction est violente mais un peu compréhensible
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Une « erreur » ? Quel euphémisme naïf …...
Ce n'est pas du tout une "erreur", c’est une nouvelle fois (cf SPX) une abominable « rançon » différée déposée sur l’Autel des idéologues de l’écologie, pour l’achat de leurs suffrages.
Un achat de suffrages porte un nom :  corruption
Le comble est que de surcroît cette rançon est réglée « en nature », en détruisant un équipement public national (dizaines de Milliards d’€), et n’apparait pas donc pas dans les comptes de campagne des bénéficiaires de cette corruption, les dons en nature échappant le plus souvent aux comptabilités.
Il est curieux que ce type de financement occulte effectué "sur le dos" des contribuables ne soit pas sanctionné au même titre que d’autres financements occultes qui eux, le sont sévèrement.  
Didier Crépin (09/04 /2018)


Pourquoi donc faut-il arrêter Fessenheim ? (30 mars 2018)
Bonne continuation (Un lecteur fidèle !)
Sébastien Richet
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Certes le coup est parti mais beaucoup croient encore qu’il est peut-être encore possible d’éviter ou moins de différer un arrêt prématuré des deux réacteurs de Fessenheim. Quant au débat public actuellement en cours sur la PEE nous y participerons dans y différents thèmes en tant qu’ARSCA et sans doute beaucoup de nos adhérents à titre individuel.
La rédaction
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Bonjour amis d'Uarga.
Donnez-vous une plus grande visibilité sur ce thème en construisant un cahier d'acteur sur le site Débat public PPE. Association, vous y avez droit. 4 pages max et une semaine d'homologation par la commission. Pas la peine d'être trop long, les gens ne lisent plus longtemps. Les antinucléaire ont jusqu'ici obtenu un presque monopole de la communication. Plus nous serons nombreux à utiliser l'opportunité du débat public PPE plus nous rééquilibrerons la com. Il y a beaucoup de thème à développer. Rappeler qu'hors conjoncture politique de 2012, il n'y a aucune raison explicable de sacrifier Fessenheim. Un député LRM de passage sur place l'a reconnu avec résignation : "C'est un coup parti" C'est un sacrifice païen, tel celui d'Iphigénie.
Sébastien Richet a fait une très bonne com sur le site. Par ailleurs vous insistez à juste titre sur la sécurité des centrales anciennes, belges, suisses, et américaine.
Bien cordialement avec tous mes encouragements.  
Jacques Peter 0681575572 (31/03/2018)
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Bonjour amis d’ARCEA/GAENA
Vous avez raison il y a beaucoup de choses qui mériteraient d’être reprises dans la loi de transition énergétique et de croissance verte (LTECV) : l’arrêt pour des raisons politiciennes des deux réacteurs de Fessenheim tout d’abord, le plafonnement à 63,2 GW de la puissance nucléaire installée comme vous le soulignez, arrêt qui en plein hiver 2018/19 rendra très douteux l’équilibre du réseau ; mais aussi la nécessité de ramener au plus tôt à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique. Nous avons déjà dénoncé ces deux objectifs dans le passé dans différents textes et nous le ferons encore très prochainement au cours du débat public sur la PPE 2018. C’est du reste ce dernier objectif de 50%, jamais justifié, qui servira de levier pour réclamer l’arrêt d’autres réacteurs de 900 MW dès que Fessenheim aura été arrêté.
Il n’y a pas urgence à faire sauter le verrou de 63,2 GW, c’est vrai, mais il y a urgence à faire reculer l’objectif de 50% et nous ne sommes pas certains qu’il suffira simplement de patienter pour voir notre industrie nucléaire retrouver les faveurs du public français et celui-ci revenir, de lui-même, sur l’idée trop répandue aujourd’hui selon laquelle notre pays est trop dépendant du nucléaire.Il y a urgence également en raison de la hausse du coût de l'électricité liée au développement des ENR, ce qui impacte autant le citoyen que l'économie.
Bernard Lenail
Responsable Communication d’ARSCA
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Je trouve la réponse de Patrick Michaille très bien, pleine de bonnes remarques intégrant une dose de philosophie bien nécessaire en cette période de « chamboultout » et des sujets clivants (l’énergie, les transports, les fac, les vaccins, ...).
Amicalement
georges.fiorese@gmail.com  (31/03/2018)
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Cher UARGA,   
Je suis surpris que, lorsqu’on évoque l’arrêt de Fessenheim (qui ne me réjouit pas !), on fasse mine d’ignorer la loi LTECV qui limite la puissance nucléaire installée en France à 63,2 GW.
Ce qui signifie que le démarrage de FL-3 conduira à l’arrêt de 2 réacteurs de 900 MW. D’autres réacteurs ont été évoqués : Tricastin, notamment. C’est à EDF de choisir, en fonction de la robustesse du réseau. On peut espérer que les producteurs allemands et suisses, ainsi que la ville de Strasbourg dont les élus ont voté la fermeture de Fessenheim, feront le nécessaire pour alimenter l’Alsace quand les réacteurs de Fessenheim seront arrêtés …
Le PDG d’EDF, J-B Lévy, l’avait exprimé sur France Inter : « la loi, rien que la loi ». Et, de mémoire : « 63 GW, c’est un maximum et aussi un minimum », ce qui signifierait qu’il n’y aura pas d’autres fermetures tant que de nouveaux réacteurs n’auront pas été construits et démarrés, ce qui repousse l’échéance vers 2030.
Le plan d’arrêt et de démantèlement des réacteurs du parc n’a toujours pas été publié, pas plus que les exigences de l’ASN concernant la prolongation de durée de vie des réacteurs au-delà de la VD4. Les échéances en sont régulièrement repoussées : on annonçait 2015 alors que la loi était votée en 2014 (donc dans l’incertitude quant à la durée de vie des réacteurs), aujourd’hui P-F Chevet annonce 2019 soit après le démarrage prévu pour FL-3 et l’arrêt de FSH … Ce qui montre que tout est fait pour ne pas dévoiler une stratégie critique pour l’avenir du nucléaire en France.
Dans ces conditions, je trouve agaçantes les libelles écrites par des citoyens non informés, et surtout qu’elles soient reprises sur un site sérieux comme UARGA. En matière de stratégie, « ceux qui savent ne parlent pas, et ceux qui parlent ne savent pas » !
Pour ce qui me concerne, je considère :
1)    que ce n’est pas l’arrêt de FSH qu’il faut dénoncer, mais la limitation à 63 GW prévue dans la loi (à mon avis, ce sera difficile, car le consensus national me parait solide, faute d’une croissance industrielle forte en France) ;
2)    qu’il est raisonnable, avant de définir une stratégie d’avenir du nucléaire en France, d’avoir conforté notre connaissance sur le fonctionnement de l’EPR (pour mieux définir un EPR optimisé pour le premier lot à commander) et, « en même temps », d’avoir un REX sur la gestion des déchets issus du démantèlement, car Brennilis l’a montré, ce qui est pénalisant, ce sont les blocages administratifs concernant l’évacuation des déchets de la centrale.
Patientons donc un peu, il n’y a pas urgence ! Car il faudra prendre les décisions en toute sérénité puisqu’elles engageront l’avenir pour au moins soixante ans (durée de vie nominale d’un EPR), soit jusqu’à la fin du siècle.
Patrick MICHAILLE
Membre ARCEA/GAENA
p.michaille@orange.fr     http://www.energethique.com (31/03/2018)
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Il faut ajouter aux raisons déjà invoquées les suivantes :
En arrêtant nombre de ses centrales nucléaires, l’Allemagne a bien montré les limites des énergies renouvelables intermittentes. Son électricité est vendue aux particuliers deux fois plus cher qu’en France et sa production se traduit par des émissions de gaz à effet de serre près de dix fois plus élevées par kWh (voir mon article ci-joint). Ce serait rendre service à ce pays que de lui fournir de l’électricité décarbonée. Et quelle centrale française est plus proche de sa frontière que Fessenheim, avec des liaisons électriques déjà existantes ?
Bernard Lerouge  (30/03/2018)
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Comme vous, je déplore cette décision purement politique, qui n'a aucune justification technique !  Même l'ASN considère que cette centrale peut encore fonctionner 10 ans...
Je voulais rajouter à vos justifications qu'au-delà de la Suisse qui a 3 réacteurs plus anciens que Fessenheim, les USA ont autorisé les leurs à fonctionner 60 ans ! et je doute fort que la Corée, la Chine ou l'Afrique du Sud arrêtent les leurs à 40 ans !
Cette décision odieuse va couter cher aux Français... Il parait que notre gouvernement se préoccupe de notre pouvoir d'achat ....On peut en douter !
Une solution simple serait de racheter le " renouvelable " au prix du nucléaire...et de le facturer au même cout aux Français !....Car malgré les dires des investisseurs ( souvent étrangers )  le renouvelable reste hors de prix ....Sinon pourquoi la CSPE a-t-elle été multipliée par 5 sur nos factures au cours de ces 10 dernières années ?...alors que le prix du KWH n'a augmenté que de 12 % !
Jean  ABRAS (30/03/2018)
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Qui se souvient aujourd'hui de l'arrêt de Super Phenix à Creys Malville ? Mme Voynet est installée durablement dans son fauteuil de maire. Ah j'y pense combien cela a-t-il coûté ?
Robert Venot   (rvenot@orange.fr  30/03/2018)
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Cette décision destinée pour la seconde fois (cf SPX) à « acheter des voix » avec de l’argent public est évidemment un acte de corruption qui devrait être porté devant la Justice au titre d’un financement illégal de campagne électorale à hauteur du coût d’un tel marchandage pour le contribuable français, soit plusieurs dizaines milliards d’euros. Je ne comprends évidemment pas pourquoi certains sont inquiétés pour avoir triché de quelques millions d’euros pour les uns, quelques dizaines de millions pour les autres, et que ceux qui trichent avec des dizaines de milliards d’argent public ne le soient pas. N’y a pas lieu pour les victimes de ce détournement électoral matière à saisir la justice ?
Didier Crépin (30/03/2018)
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Bertrand Barré et moi-même avons fait tout ce que nous avons pu pour alerter nos gouvernants concernant le besoin de critères objectifs pour décider des fermetures de centrales...mais cela a été peine perdue.Ci-joint notre "Tribune " publiée dans le journal " Les Echos " à ce sujet , qui est un résume de nos points de vue .
Bien cordialement.
Pierre-Rene Bauquis (30/03/2018)


Le démantèlement du réacteur Chooz A, situé à Givet (Ardennes) (08 mars 2018)

Votre remarque est intéressante car elle permet de souligner la grande variété des situations. La plus grande expérience est américaine.

Il y très peu de réacteurs qui aient été entièrement démantelés : les très vieux réacteurs de recherche et quelques prototypes de faible puissance (400MWe) l’ont été, les combustibles ayant été envoyés sur un autre site pour y être entreposés :

Saxton PWR, 3.3 MWe ;

Elk River BWR, 22-24 MWe ;

Pathfinder BWR, 59 MWe ;

Shippingport PWR, 60 MWe ;

Big Rock Point BWR, 67 MWe ;

San Onofre 1 PWR, 436 MWe ;

Fort Saint Vrain HTR, 300 MWe ;

De gros réacteurs : comme le réacteur accidenté de Three Mile Island 2 ou le réacteur Trojan ne sont pas démantelés le cœur et les internes ont été évacués, TMI 2 sera démantelé en même temps que TMI 1 et Trojan est mis sous cocon, cuve toujours en place, c’est ce qui explique le coût relativement faible souvent indiqué.

Certains réacteurs de 2ème génération de moyenne puissance ont été entièrement démantelés, cependant les combustibles usés sont toujours sur le site, placés dans des structures d’entreposages de longue durée (le plus souvent il s’agit de plusieurs cœurs complets) et dans le cas du réacteur Rancho Seco, les tours de refroidissement subsistent. Les sites ne sont pas totalement désaffectés. Enfin dans le cas du réacteur Shoreham qui n’a finalement pas été mis en service, le combustible a pu être transféré à un autre électricien..

Yankee Rowe PWR, 167 MWe 

Connecticut Yankee PWR, 619 MWe

Maine Yankee PWR, 900 MWe

Rancho Seco PWR, 913 MWe

Shoreham PWR, 820 MWe

Le cas de Maine Yankee entièrement démantelé est particulièrement intéressant car c’est un PWR du type et de la puissance de tous les premiers réacteurs PWR d’EDF.       

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Votre dernier ajout sur le démantèlement

Pourquoi dans les démantèlements effectués ne dites-vous pas que des réacteurs PWR ont été démantelés aux USA (et peut être ailleurs ?) jusqu'au niveau 3 même si ce n'est pas par l'industrie française et en donnant quelques exemples (nom de la centrale, état ou elle était, puissance...)

Exemples à ma connaissance Trojan (1180 MWe, PWR) Maine Yankee, 860 MWe PWR ...) voir http://www.world-nuclear.org/information-library/nuclear-fuel-cycle/nuclear-wastes/decommissioning-nuclear-facilities.aspx

Il me semble que c'est aussi un argument fort contre ceux qui serinent sans cesse que l'on ne sait pas démanteler des réacteurs pour pousser à l'arrêt du nucléaire

Merci pour votre travail et votre site

Gerard Grunblatt 9 Mar 2018


 Le programme chinois accélère, Sylvestre Huet (21/02/2018)
Votre réaction est intéressante.
Votre remarque sur l’augmentation statistique du risque semble de bon sens :  pourtant il est permis, sans entrer dans des détails techniques, d’observer qu’ajouter une centrale neuve de 3ème génération en Chine alors que dans la même année, quelque part dans le monde, une ancienne centrale de 2ème génération se trouve mise à l’arrêt semble plutôt être une réduction statistique du risque. Pour être un peu sérieux sur cette difficile question il faudrait prendre en compte un grand nombre de facteurs : qualité de la conception et sévérité ses normes de sûreté, conditions d’exploitation, de maintenance, de suivi de l’exploitant par les autorités…or sur tous ces sujets la rigueur, la qualité, le retour d’expérience se sont accrus au cours des 40 dernières années. La Chine elle-même a déjà près de 40 ans d’expérience pendant lesquelles elle n’a pas cessé de construire, d’augmenter son potentiel, et multiplier le nombre de ses équipes faisant l’admiration de tous ses homologues étrangers.
Pour ce qui est des nouveaux entrants : Emirats arabes, Turquie par exemple il est encore trop tôt pour émettre un jugement, l’AIEA ainsi que les experts liés aux fournisseurs étrangers de ces pays s’impliquent de très près dans la formation des personnels (exploitation, autorités, etc).
Vous soulignez le fait qu’en comparaison, les industriels français semblent avoir perdu en compétence : cela est juste pour ce qui est de la construction de nouveaux réacteurs en France où toute construction nouvelle a cessé pendant plus de 15 ans, alors que l’atteinte d’un nouveau de sûreté conduisait à des conceptions plus complexes. L’axe franco-chinois auquel vous faites allusion est à l’évidence essentiel pour permettre des échanges croisés d’expérience, une continuité de l’implication des industriels français dans des fabrications à l’étranger, l’acquisition de parts de marché,…
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Ces deux articles sur le programme chinois sont intéressants ; il ne fait pas de doutes que la Chine aura en 2030 une place majeure parmi les producteurs nucléaires et il est très positif que sa coopération avec la France soit en bonne place. Mais une question essentielle est celle de la sécurité nucléaire globale (à l'échelle de l'industrie nucléaire mondiale) : la multiplication des centrales chinoises accroit statistiquement le risque d'accident et la "sinisation des fabrications" est un défi à l'échelle mondiale qui peut avoir un volet positif au moment où les difficultés pour monter le niveau des compétences est manifestement posé par le retrait de certains pays (dont, il faut le reconnaitre, la France). Il serait intéressant de se demander en quoi le renforcement d'un axe franco-chinois ambitieux peut être une réponse appropriée sur ce plan.
Paul-Henri Bourrelier  paul-henri.bourrelier@wanadoo.fr


Comme un petit air de changement ...(02/01/2018)

Bonjour,

La lecture du dernier édito de Bernard Lenail baptisé à juste titre “Comme un petit air de changement” est un véritable bonheur...

Un optimisme très mesuré, style bouteille à moitié pleine, un pragmatisme de bon aloi dans l’air du temps, mais surtout le passage en revue des turpitudes de nos dirigeants passés, coupables de conduire notre pays directement dans le mur !...

En cause, l’aveuglement imbécile qui conduit à prendre pour argent comptant les arguments doctrinaires des opposants au progrès, au bénéfice d’un principe de précaution inscrit dans la constitution, on se demande encore pourquoi ...

En cause aussi le relai qui en est fait par une presse complaisante, plus soucieuse comme à son habitude de son chiffre d’affaire que de l’information objective de ses lecteurs.

En cause également une Autorité de Sûreté dont les motivations improbables sont difficilement décryptables, mais dont les retombées de ses décisions contribuent à l’affaiblissement de la filière nucléaire française et, paradoxe, à une possible dégradation de son niveau de sûreté.

En cause toujours le phénomène zaadiste qui, après Sirven, emportera Notre-Dame-des-Landes au mépris de l’Etat de droit et de la démocratie. Et qui a maintenant l’objectif de détruire CIGEO, ce qui serait une véritable catastrophe comme le précise Bernard Lenail... A cet égard, l’actualité des prochains jours nous révèlera si notre pays est maintenant condamné à l’obscurantisme ou si il est encore capable de faire actes de progrès ...

En cause enfin, une gouvernance d’EDF contrainte de respecter une loi, qu’il serait pourtant urgent de réviser, et priée de donner des gages à un Ministre pour contribuer au développement des EnR ... S’agissant d’EDF, j’aurai aimé que l’on précise que si “(sa) mission première est de fournir au pays l’électricité dont il a besoin en toute circonstance” elle doit produire cette électricité à un prix compétitif profitant ainsi au pouvoir d’achat des ménages comme à la performance de nos entreprises, ce qui change tout et peut laisser espérer le “frémissement” évoqué par l’auteur. Ou qu’il soit également rappelé l’atout d’un parc nucléaire français, en capacité de devenir le sauveur du réseau électrique européen, un atout négociable à son juste prix.

Tout cela n’étant que détails au regard de la richesse du texte de Bernard Lenail appelé à devenir une référence pour conter l’histoire de la politique énergétique de notre pays en 2017, même si comme il l’affirme à juste raison, cette politique énergétique demeurera l’exemple même de l’incohérence au regard de ses engagements COP 21 et de l’irresponsabilité avec cette décision de fermeture anticipée du totem FESSENHEIM, véritable fait d’un prince pourtant prié de “dégager” par un peuple parfois clairvoyant.

Au final, une démonstration implacable de l’autisme de nos dirigeants, priés d’écouter (un peu) les vrais spécialistes du monde scientifique et technique (ceux qui ne s’autoproclament pas comme tels) avec l’espérance d’un “sursaut” en lieu et place du “frémissement”constaté !...

Et un grand frisson en imaginant ce qui nous attend si d’aventure l’Exécutif ne faisait pas preuve de courage et de lucidité dans les mois à venir ...

Bravo et merci Bernard.

 Alain Desgranges


 Nucléaire et Energies n° 71 décembre 2017

Oui nous partageons tout à fait le point de vue que vous exprimez.
Nous ajoutons seulement une remarque pour signaler que RTE semble faire désormais son affaire des coûts réseaux induits par l'injection des ENR intermittentes sur son réseau. On peut lire en effet dans une tribune du Monde en date du 6 mars 2017 signée de François Brottes (PdG de RTE) que pour faire bénéficier la société d’une électricité décarbonée à moindre coût… RTE doit développer des technologies innovantes et évolutives.
Ces coûts, non inclus dans la CSPE, viennent donc grever le coût facturé par RTE aux distributeurs (EDF, et autres) mais pas aux producteurs d'ENR eux-mêmes. Un cadeau pour les ENR mais pas pour les consommateurs et un cadeau dont le montant n'est pas connu !
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Prix de l'électricité.
Un peu effaré par le montant de ma facture d'électricité, j'ai eu la curiosité de fouiller un peu plus et d'examiner mes factures depuis 2008.
Le constat est consternant et met à mal la théorie qui prétend que le "renouvelable" est concurrentiel avec le nucléaire.
Tout le monde sait que le surcoût du " renouvelable" est dissimulé dans la rubrique CSPE.... (les petites lignes au fond de la facture, que personne ne regarde , et qui, pourtant représentent environ un quart de la facture).
Le prix du KWH (HT) en 2018 est de 0,0908 Euro, en 2008 c'était 0, 0782.... 12 % d'augmentation en 10 ans, cela semble normal !
Par contre le montant de la CSPE en 2018 est de 0,0225 Euro / KWH,  il était de 0,0045 Euro / KWH  en 2008.... il est donc passé de 6 à 26 % de la facture !!!!
Cela fait une différence de 20 % .... alors que le renouvelable ne dépasse pas 5 % de la production totale !   
Rapportée au chiffre d'affaires d'EDF, cela fait environ 15 Milliards de surcoût que nous payons sur nos factures, tous les ans, pour le "renouvelable", chiffre en perpétuelle augmentation ...
La valeur d'un et demi EPR en 2017 et chaque année... Ou irons-nous si le "renouvelable" se développe encore, comme il est prévu ?
L'affirmation de l'IFRAP (institut indépendant) qui dit que, sans le renouvelable, le prix de l'électricité n'aurait pas bougé depuis 8 ans est tout à fait vérifiée !
Pourquoi nous cache-t-on ce chiffre ?
La vérité est que 20 % de la facture correspond à 5% de la production !  Scandaleux...
Il parait que la France manque d'argent... pour les hôpitaux, pour les prisons, pour les mal-logés...etc !
Pourquoi en gaspiller autant dans le "renouvelable" ?
Et je passe sur le montant de la TVA sur la consommation qui est de 20 %…l'électricité indispensable à la vie, parfois à la survie, de chacun est-elle un produit de luxe ?
Jean ABRAS, Ingénieur retraité d'EDF, ayant accompli l’essentiel de sa carrière dans le nucléaire.Nimes
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Nous vous remercions d’avoir attiré notre attention sur les précautions à prendre dans l’utilisation de l’expression rupture brutale et des précisions que vous apportez sur ce qu’est la rupture brutale, celles-ci ne manqueront pas d’éclairer les lecteurs non familiarisés avec ce terme technique.
Quant à la confusion constante entre puissance et énergie rencontrée dans la plupart des médias ce n’est malheureusement pas une page sur le sujet dans chacun de nos numéros qui suffira à éviter une confusion qui montre à quel point certaines données fondamentales sont mal connues.
Le comité de relecture
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Je viens de prendre connaissance du document « Nucléaire et Energies » de ARSCA numéro 71 de décembre 2017 et je vous remercie pour son envoi. Je suis tout à fait conscient de l’énorme somme d’informations qui ont été rassemblées dans cette édition et du détail fourni sur chaque sujet. J’approfondirai sa lecture compte tenu de ce volume de 48 pages, mais je peux déjà dire que ce document constitue une véritable « Bible » des actualités nucléaires dans le monde. Et j’apprécie particulièrement les commentaires portant jugement sur les différents événements évoqués.
J’ai deux petits commentaires à faire, relativement mineurs mais dont je tiens à vous faire part.
Premier commentaire : concernant le chapitre « cuve du réacteur EPR », je pense que l’utilisation ex abrupto des termes « rupture brutale » mériterait quelques précisions car, la rupture brutale est celle qui se produit dans l’acier à la vitesse sonique dans cette nuance de matériau, c’est-à-dire quasiment instantanée. Et lorsque la taille d’une fissure a progressé jusqu’à une taille dite critique (longueur, profondeur..) et que le métal se trouve non plus dans la phase cristalline ductile mais dans la phase cristalline fragile c’est-à-dire que la valeur de la température du point de transition du passage d’une zone à l’autre (passage de la zone ductile à la zone fragile) aurait franchi la limite que l’on s’était fixée dans le design. J’ai déjà fait cette remarque à l’IRSN en réunion du 24 février 2017 à savoir à Monsieur Olivier Loiseau suite à son exposé.
Utiliser le terme de rupture brutale sans préciser les conditions pour l’atteindre est un raccourci préjudiciable à la compréhension du phénomène.
La seconde remarque porte sur le chapitre des unités concernant la puissance installée et l’énergie fournie au consommée. Je partage totalement ce rappel exprimé dans le document 71, qui semble quelque peu présomptueux, mais qui est fondamentalement nécessaire comme le montrent les nombreuses confusions entre énergie et puissance dans de nombreuses revues. D'où l’intérêt pertinent et extrême de votre chapitre sur la connaissance des unités électriques!
Jean Paul MARTIN
Dallas le 14 janvier 2018


 2013-2015 - 2016-2017