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 2013-2015 - 2016-2017 


Pourquoi ce serait une erreur d’arrêter Fessenheim ? (06 avril 2018)

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Votre réaction est violente mais un peu compréhensible
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Une « erreur » ? Quel euphémisme naïf …...
Ce n'est pas du tout une "erreur", c’est une nouvelle fois (cf SPX) une abominable « rançon » différée déposée sur l’Autel des idéologues de l’écologie, pour l’achat de leurs suffrages.
Un achat de suffrages porte un nom :  corruption
Le comble est que de surcroît cette rançon est réglée « en nature », en détruisant un équipement public national (dizaines de Milliards d’€), et n’apparait pas donc pas dans les comptes de campagne des bénéficiaires de cette corruption, les dons en nature échappant le plus souvent aux comptabilités.
Il est curieux que ce type de financement occulte effectué "sur le dos" des contribuables ne soit pas sanctionné au même titre que d’autres financements occultes qui eux, le sont sévèrement.  
Didier Crépin (09/04 /2018)


Pourquoi donc faut-il arrêter Fessenheim ? (30 mars 2018)
Bonne continuation (Un lecteur fidèle !)
Sébastien Richet
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Certes le coup est parti mais beaucoup croient encore qu’il est peut-être encore possible d’éviter ou moins de différer un arrêt prématuré des deux réacteurs de Fessenheim. Quant au débat public actuellement en cours sur la PEE nous y participerons dans y différents thèmes en tant qu’ARSCA et sans doute beaucoup de nos adhérents à titre individuel.
La rédaction
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Bonjour amis d'Uarga.
Donnez-vous une plus grande visibilité sur ce thème en construisant un cahier d'acteur sur le site Débat public PPE. Association, vous y avez droit. 4 pages max et une semaine d'homologation par la commission. Pas la peine d'être trop long, les gens ne lisent plus longtemps. Les antinucléaire ont jusqu'ici obtenu un presque monopole de la communication. Plus nous serons nombreux à utiliser l'opportunité du débat public PPE plus nous rééquilibrerons la com. Il y a beaucoup de thème à développer. Rappeler qu'hors conjoncture politique de 2012, il n'y a aucune raison explicable de sacrifier Fessenheim. Un député LRM de passage sur place l'a reconnu avec résignation : "C'est un coup parti" C'est un sacrifice païen, tel celui d'Iphigénie.
Sébastien Richet a fait une très bonne com sur le site. Par ailleurs vous insistez à juste titre sur la sécurité des centrales anciennes, belges, suisses, et américaine.
Bien cordialement avec tous mes encouragements.  
Jacques Peter 0681575572 (31/03/2018)
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Bonjour amis d’ARCEA/GAENA
Vous avez raison il y a beaucoup de choses qui mériteraient d’être reprises dans la loi de transition énergétique et de croissance verte (LTECV) : l’arrêt pour des raisons politiciennes des deux réacteurs de Fessenheim tout d’abord, le plafonnement à 63,2 GW de la puissance nucléaire installée comme vous le soulignez, arrêt qui en plein hiver 2018/19 rendra très douteux l’équilibre du réseau ; mais aussi la nécessité de ramener au plus tôt à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique. Nous avons déjà dénoncé ces deux objectifs dans le passé dans différents textes et nous le ferons encore très prochainement au cours du débat public sur la PPE 2018. C’est du reste ce dernier objectif de 50%, jamais justifié, qui servira de levier pour réclamer l’arrêt d’autres réacteurs de 900 MW dès que Fessenheim aura été arrêté.
Il n’y a pas urgence à faire sauter le verrou de 63,2 GW, c’est vrai, mais il y a urgence à faire reculer l’objectif de 50% et nous ne sommes pas certains qu’il suffira simplement de patienter pour voir notre industrie nucléaire retrouver les faveurs du public français et celui-ci revenir, de lui-même, sur l’idée trop répandue aujourd’hui selon laquelle notre pays est trop dépendant du nucléaire.Il y a urgence également en raison de la hausse du coût de l'électricité liée au développement des ENR, ce qui impacte autant le citoyen que l'économie.
Bernard Lenail
Responsable Communication d’ARSCA
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Je trouve la réponse de Patrick Michaille très bien, pleine de bonnes remarques intégrant une dose de philosophie bien nécessaire en cette période de « chamboultout » et des sujets clivants (l’énergie, les transports, les fac, les vaccins, ...).
Amicalement
georges.fiorese@gmail.com  (31/03/2018)
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Cher UARGA,   
Je suis surpris que, lorsqu’on évoque l’arrêt de Fessenheim (qui ne me réjouit pas !), on fasse mine d’ignorer la loi LTECV qui limite la puissance nucléaire installée en France à 63,2 GW.
Ce qui signifie que le démarrage de FL-3 conduira à l’arrêt de 2 réacteurs de 900 MW. D’autres réacteurs ont été évoqués : Tricastin, notamment. C’est à EDF de choisir, en fonction de la robustesse du réseau. On peut espérer que les producteurs allemands et suisses, ainsi que la ville de Strasbourg dont les élus ont voté la fermeture de Fessenheim, feront le nécessaire pour alimenter l’Alsace quand les réacteurs de Fessenheim seront arrêtés …
Le PDG d’EDF, J-B Lévy, l’avait exprimé sur France Inter : « la loi, rien que la loi ». Et, de mémoire : « 63 GW, c’est un maximum et aussi un minimum », ce qui signifierait qu’il n’y aura pas d’autres fermetures tant que de nouveaux réacteurs n’auront pas été construits et démarrés, ce qui repousse l’échéance vers 2030.
Le plan d’arrêt et de démantèlement des réacteurs du parc n’a toujours pas été publié, pas plus que les exigences de l’ASN concernant la prolongation de durée de vie des réacteurs au-delà de la VD4. Les échéances en sont régulièrement repoussées : on annonçait 2015 alors que la loi était votée en 2014 (donc dans l’incertitude quant à la durée de vie des réacteurs), aujourd’hui P-F Chevet annonce 2019 soit après le démarrage prévu pour FL-3 et l’arrêt de FSH … Ce qui montre que tout est fait pour ne pas dévoiler une stratégie critique pour l’avenir du nucléaire en France.
Dans ces conditions, je trouve agaçantes les libelles écrites par des citoyens non informés, et surtout qu’elles soient reprises sur un site sérieux comme UARGA. En matière de stratégie, « ceux qui savent ne parlent pas, et ceux qui parlent ne savent pas » !
Pour ce qui me concerne, je considère :
1)    que ce n’est pas l’arrêt de FSH qu’il faut dénoncer, mais la limitation à 63 GW prévue dans la loi (à mon avis, ce sera difficile, car le consensus national me parait solide, faute d’une croissance industrielle forte en France) ;
2)    qu’il est raisonnable, avant de définir une stratégie d’avenir du nucléaire en France, d’avoir conforté notre connaissance sur le fonctionnement de l’EPR (pour mieux définir un EPR optimisé pour le premier lot à commander) et, « en même temps », d’avoir un REX sur la gestion des déchets issus du démantèlement, car Brennilis l’a montré, ce qui est pénalisant, ce sont les blocages administratifs concernant l’évacuation des déchets de la centrale.
Patientons donc un peu, il n’y a pas urgence ! Car il faudra prendre les décisions en toute sérénité puisqu’elles engageront l’avenir pour au moins soixante ans (durée de vie nominale d’un EPR), soit jusqu’à la fin du siècle.
Patrick MICHAILLE
Membre ARCEA/GAENA
p.michaille@orange.fr     http://www.energethique.com (31/03/2018)
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Il faut ajouter aux raisons déjà invoquées les suivantes :
En arrêtant nombre de ses centrales nucléaires, l’Allemagne a bien montré les limites des énergies renouvelables intermittentes. Son électricité est vendue aux particuliers deux fois plus cher qu’en France et sa production se traduit par des émissions de gaz à effet de serre près de dix fois plus élevées par kWh (voir mon article ci-joint). Ce serait rendre service à ce pays que de lui fournir de l’électricité décarbonée. Et quelle centrale française est plus proche de sa frontière que Fessenheim, avec des liaisons électriques déjà existantes ?
Bernard Lerouge  (30/03/2018)
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Comme vous, je déplore cette décision purement politique, qui n'a aucune justification technique !  Même l'ASN considère que cette centrale peut encore fonctionner 10 ans...
Je voulais rajouter à vos justifications qu'au-delà de la Suisse qui a 3 réacteurs plus anciens que Fessenheim, les USA ont autorisé les leurs à fonctionner 60 ans ! et je doute fort que la Corée, la Chine ou l'Afrique du Sud arrêtent les leurs à 40 ans !
Cette décision odieuse va couter cher aux Français... Il parait que notre gouvernement se préoccupe de notre pouvoir d'achat ....On peut en douter !
Une solution simple serait de racheter le " renouvelable " au prix du nucléaire...et de le facturer au même cout aux Français !....Car malgré les dires des investisseurs ( souvent étrangers )  le renouvelable reste hors de prix ....Sinon pourquoi la CSPE a-t-elle été multipliée par 5 sur nos factures au cours de ces 10 dernières années ?...alors que le prix du KWH n'a augmenté que de 12 % !
Jean  ABRAS (30/03/2018)
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Qui se souvient aujourd'hui de l'arrêt de Super Phenix à Creys Malville ? Mme Voynet est installée durablement dans son fauteuil de maire. Ah j'y pense combien cela a-t-il coûté ?
Robert Venot   (rvenot@orange.fr  30/03/2018)
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Cette décision destinée pour la seconde fois (cf SPX) à « acheter des voix » avec de l’argent public est évidemment un acte de corruption qui devrait être porté devant la Justice au titre d’un financement illégal de campagne électorale à hauteur du coût d’un tel marchandage pour le contribuable français, soit plusieurs dizaines milliards d’euros. Je ne comprends évidemment pas pourquoi certains sont inquiétés pour avoir triché de quelques millions d’euros pour les uns, quelques dizaines de millions pour les autres, et que ceux qui trichent avec des dizaines de milliards d’argent public ne le soient pas. N’y a pas lieu pour les victimes de ce détournement électoral matière à saisir la justice ?
Didier Crépin (30/03/2018)
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Bertrand Barré et moi-même avons fait tout ce que nous avons pu pour alerter nos gouvernants concernant le besoin de critères objectifs pour décider des fermetures de centrales...mais cela a été peine perdue.Ci-joint notre "Tribune " publiée dans le journal " Les Echos " à ce sujet , qui est un résume de nos points de vue .
Bien cordialement.
Pierre-Rene Bauquis (30/03/2018)


Le démantèlement du réacteur Chooz A, situé à Givet (Ardennes) (08 mars 2018)

Votre remarque est intéressante car elle permet de souligner la grande variété des situations. La plus grande expérience est américaine.

Il y très peu de réacteurs qui aient été entièrement démantelés : les très vieux réacteurs de recherche et quelques prototypes de faible puissance (400MWe) l’ont été, les combustibles ayant été envoyés sur un autre site pour y être entreposés :

Saxton PWR, 3.3 MWe ;

Elk River BWR, 22-24 MWe ;

Pathfinder BWR, 59 MWe ;

Shippingport PWR, 60 MWe ;

Big Rock Point BWR, 67 MWe ;

San Onofre 1 PWR, 436 MWe ;

Fort Saint Vrain HTR, 300 MWe ;

De gros réacteurs : comme le réacteur accidenté de Three Mile Island 2 ou le réacteur Trojan ne sont pas démantelés le cœur et les internes ont été évacués, TMI 2 sera démantelé en même temps que TMI 1 et Trojan est mis sous cocon, cuve toujours en place, c’est ce qui explique le coût relativement faible souvent indiqué.

Certains réacteurs de 2ème génération de moyenne puissance ont été entièrement démantelés, cependant les combustibles usés sont toujours sur le site, placés dans des structures d’entreposages de longue durée (le plus souvent il s’agit de plusieurs cœurs complets) et dans le cas du réacteur Rancho Seco, les tours de refroidissement subsistent. Les sites ne sont pas totalement désaffectés. Enfin dans le cas du réacteur Shoreham qui n’a finalement pas été mis en service, le combustible a pu être transféré à un autre électricien..

Yankee Rowe PWR, 167 MWe 

Connecticut Yankee PWR, 619 MWe

Maine Yankee PWR, 900 MWe

Rancho Seco PWR, 913 MWe

Shoreham PWR, 820 MWe

Le cas de Maine Yankee entièrement démantelé est particulièrement intéressant car c’est un PWR du type et de la puissance de tous les premiers réacteurs PWR d’EDF.       

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Votre dernier ajout sur le démantèlement

Pourquoi dans les démantèlements effectués ne dites-vous pas que des réacteurs PWR ont été démantelés aux USA (et peut être ailleurs ?) jusqu'au niveau 3 même si ce n'est pas par l'industrie française et en donnant quelques exemples (nom de la centrale, état ou elle était, puissance...)

Exemples à ma connaissance Trojan (1180 MWe, PWR) Maine Yankee, 860 MWe PWR ...) voir http://www.world-nuclear.org/information-library/nuclear-fuel-cycle/nuclear-wastes/decommissioning-nuclear-facilities.aspx

Il me semble que c'est aussi un argument fort contre ceux qui serinent sans cesse que l'on ne sait pas démanteler des réacteurs pour pousser à l'arrêt du nucléaire

Merci pour votre travail et votre site

Gerard Grunblatt 9 Mar 2018


 Le programme chinois accélère, Sylvestre Huet (21/02/2018)
Votre réaction est intéressante.
Votre remarque sur l’augmentation statistique du risque semble de bon sens :  pourtant il est permis, sans entrer dans des détails techniques, d’observer qu’ajouter une centrale neuve de 3ème génération en Chine alors que dans la même année, quelque part dans le monde, une ancienne centrale de 2ème génération se trouve mise à l’arrêt semble plutôt être une réduction statistique du risque. Pour être un peu sérieux sur cette difficile question il faudrait prendre en compte un grand nombre de facteurs : qualité de la conception et sévérité ses normes de sûreté, conditions d’exploitation, de maintenance, de suivi de l’exploitant par les autorités…or sur tous ces sujets la rigueur, la qualité, le retour d’expérience se sont accrus au cours des 40 dernières années. La Chine elle-même a déjà près de 40 ans d’expérience pendant lesquelles elle n’a pas cessé de construire, d’augmenter son potentiel, et multiplier le nombre de ses équipes faisant l’admiration de tous ses homologues étrangers.
Pour ce qui est des nouveaux entrants : Emirats arabes, Turquie par exemple il est encore trop tôt pour émettre un jugement, l’AIEA ainsi que les experts liés aux fournisseurs étrangers de ces pays s’impliquent de très près dans la formation des personnels (exploitation, autorités, etc).
Vous soulignez le fait qu’en comparaison, les industriels français semblent avoir perdu en compétence : cela est juste pour ce qui est de la construction de nouveaux réacteurs en France où toute construction nouvelle a cessé pendant plus de 15 ans, alors que l’atteinte d’un nouveau de sûreté conduisait à des conceptions plus complexes. L’axe franco-chinois auquel vous faites allusion est à l’évidence essentiel pour permettre des échanges croisés d’expérience, une continuité de l’implication des industriels français dans des fabrications à l’étranger, l’acquisition de parts de marché,…
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Ces deux articles sur le programme chinois sont intéressants ; il ne fait pas de doutes que la Chine aura en 2030 une place majeure parmi les producteurs nucléaires et il est très positif que sa coopération avec la France soit en bonne place. Mais une question essentielle est celle de la sécurité nucléaire globale (à l'échelle de l'industrie nucléaire mondiale) : la multiplication des centrales chinoises accroit statistiquement le risque d'accident et la "sinisation des fabrications" est un défi à l'échelle mondiale qui peut avoir un volet positif au moment où les difficultés pour monter le niveau des compétences est manifestement posé par le retrait de certains pays (dont, il faut le reconnaitre, la France). Il serait intéressant de se demander en quoi le renforcement d'un axe franco-chinois ambitieux peut être une réponse appropriée sur ce plan.
Paul-Henri Bourrelier  paul-henri.bourrelier@wanadoo.fr


Comme un petit air de changement ...(02/01/2018)

Bonjour,

La lecture du dernier édito de Bernard Lenail baptisé à juste titre “Comme un petit air de changement” est un véritable bonheur...

Un optimisme très mesuré, style bouteille à moitié pleine, un pragmatisme de bon aloi dans l’air du temps, mais surtout le passage en revue des turpitudes de nos dirigeants passés, coupables de conduire notre pays directement dans le mur !...

En cause, l’aveuglement imbécile qui conduit à prendre pour argent comptant les arguments doctrinaires des opposants au progrès, au bénéfice d’un principe de précaution inscrit dans la constitution, on se demande encore pourquoi ...

En cause aussi le relai qui en est fait par une presse complaisante, plus soucieuse comme à son habitude de son chiffre d’affaire que de l’information objective de ses lecteurs.

En cause également une Autorité de Sûreté dont les motivations improbables sont difficilement décryptables, mais dont les retombées de ses décisions contribuent à l’affaiblissement de la filière nucléaire française et, paradoxe, à une possible dégradation de son niveau de sûreté.

En cause toujours le phénomène zaadiste qui, après Sirven, emportera Notre-Dame-des-Landes au mépris de l’Etat de droit et de la démocratie. Et qui a maintenant l’objectif de détruire CIGEO, ce qui serait une véritable catastrophe comme le précise Bernard Lenail... A cet égard, l’actualité des prochains jours nous révèlera si notre pays est maintenant condamné à l’obscurantisme ou si il est encore capable de faire actes de progrès ...

En cause enfin, une gouvernance d’EDF contrainte de respecter une loi, qu’il serait pourtant urgent de réviser, et priée de donner des gages à un Ministre pour contribuer au développement des EnR ... S’agissant d’EDF, j’aurai aimé que l’on précise que si “(sa) mission première est de fournir au pays l’électricité dont il a besoin en toute circonstance” elle doit produire cette électricité à un prix compétitif profitant ainsi au pouvoir d’achat des ménages comme à la performance de nos entreprises, ce qui change tout et peut laisser espérer le “frémissement” évoqué par l’auteur. Ou qu’il soit également rappelé l’atout d’un parc nucléaire français, en capacité de devenir le sauveur du réseau électrique européen, un atout négociable à son juste prix.

Tout cela n’étant que détails au regard de la richesse du texte de Bernard Lenail appelé à devenir une référence pour conter l’histoire de la politique énergétique de notre pays en 2017, même si comme il l’affirme à juste raison, cette politique énergétique demeurera l’exemple même de l’incohérence au regard de ses engagements COP 21 et de l’irresponsabilité avec cette décision de fermeture anticipée du totem FESSENHEIM, véritable fait d’un prince pourtant prié de “dégager” par un peuple parfois clairvoyant.

Au final, une démonstration implacable de l’autisme de nos dirigeants, priés d’écouter (un peu) les vrais spécialistes du monde scientifique et technique (ceux qui ne s’autoproclament pas comme tels) avec l’espérance d’un “sursaut” en lieu et place du “frémissement”constaté !...

Et un grand frisson en imaginant ce qui nous attend si d’aventure l’Exécutif ne faisait pas preuve de courage et de lucidité dans les mois à venir ...

Bravo et merci Bernard.

 Alain Desgranges


 Nucléaire et Energies n° 71 décembre 2017

Oui nous partageons tout à fait le point de vue que vous exprimez.
Nous ajoutons seulement une remarque pour signaler que RTE semble faire désormais son affaire des coûts réseaux induits par l'injection des ENR intermittentes sur son réseau. On peut lire en effet dans une tribune du Monde en date du 6 mars 2017 signée de François Brottes (PdG de RTE) que pour faire bénéficier la société d’une électricité décarbonée à moindre coût… RTE doit développer des technologies innovantes et évolutives.
Ces coûts, non inclus dans la CSPE, viennent donc grever le coût facturé par RTE aux distributeurs (EDF, et autres) mais pas aux producteurs d'ENR eux-mêmes. Un cadeau pour les ENR mais pas pour les consommateurs et un cadeau dont le montant n'est pas connu !
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Prix de l'électricité.
Un peu effaré par le montant de ma facture d'électricité, j'ai eu la curiosité de fouiller un peu plus et d'examiner mes factures depuis 2008.
Le constat est consternant et met à mal la théorie qui prétend que le "renouvelable" est concurrentiel avec le nucléaire.
Tout le monde sait que le surcoût du " renouvelable" est dissimulé dans la rubrique CSPE.... (les petites lignes au fond de la facture, que personne ne regarde , et qui, pourtant représentent environ un quart de la facture).
Le prix du KWH (HT) en 2018 est de 0,0908 Euro, en 2008 c'était 0, 0782.... 12 % d'augmentation en 10 ans, cela semble normal !
Par contre le montant de la CSPE en 2018 est de 0,0225 Euro / KWH,  il était de 0,0045 Euro / KWH  en 2008.... il est donc passé de 6 à 26 % de la facture !!!!
Cela fait une différence de 20 % .... alors que le renouvelable ne dépasse pas 5 % de la production totale !   
Rapportée au chiffre d'affaires d'EDF, cela fait environ 15 Milliards de surcoût que nous payons sur nos factures, tous les ans, pour le "renouvelable", chiffre en perpétuelle augmentation ...
La valeur d'un et demi EPR en 2017 et chaque année... Ou irons-nous si le "renouvelable" se développe encore, comme il est prévu ?
L'affirmation de l'IFRAP (institut indépendant) qui dit que, sans le renouvelable, le prix de l'électricité n'aurait pas bougé depuis 8 ans est tout à fait vérifiée !
Pourquoi nous cache-t-on ce chiffre ?
La vérité est que 20 % de la facture correspond à 5% de la production !  Scandaleux...
Il parait que la France manque d'argent... pour les hôpitaux, pour les prisons, pour les mal-logés...etc !
Pourquoi en gaspiller autant dans le "renouvelable" ?
Et je passe sur le montant de la TVA sur la consommation qui est de 20 %…l'électricité indispensable à la vie, parfois à la survie, de chacun est-elle un produit de luxe ?
Jean ABRAS, Ingénieur retraité d'EDF, ayant accompli l’essentiel de sa carrière dans le nucléaire.Nimes
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Nous vous remercions d’avoir attiré notre attention sur les précautions à prendre dans l’utilisation de l’expression rupture brutale et des précisions que vous apportez sur ce qu’est la rupture brutale, celles-ci ne manqueront pas d’éclairer les lecteurs non familiarisés avec ce terme technique.
Quant à la confusion constante entre puissance et énergie rencontrée dans la plupart des médias ce n’est malheureusement pas une page sur le sujet dans chacun de nos numéros qui suffira à éviter une confusion qui montre à quel point certaines données fondamentales sont mal connues.
Le comité de relecture
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Je viens de prendre connaissance du document « Nucléaire et Energies » de ARSCA numéro 71 de décembre 2017 et je vous remercie pour son envoi. Je suis tout à fait conscient de l’énorme somme d’informations qui ont été rassemblées dans cette édition et du détail fourni sur chaque sujet. J’approfondirai sa lecture compte tenu de ce volume de 48 pages, mais je peux déjà dire que ce document constitue une véritable « Bible » des actualités nucléaires dans le monde. Et j’apprécie particulièrement les commentaires portant jugement sur les différents événements évoqués.
J’ai deux petits commentaires à faire, relativement mineurs mais dont je tiens à vous faire part.
Premier commentaire : concernant le chapitre « cuve du réacteur EPR », je pense que l’utilisation ex abrupto des termes « rupture brutale » mériterait quelques précisions car, la rupture brutale est celle qui se produit dans l’acier à la vitesse sonique dans cette nuance de matériau, c’est-à-dire quasiment instantanée. Et lorsque la taille d’une fissure a progressé jusqu’à une taille dite critique (longueur, profondeur..) et que le métal se trouve non plus dans la phase cristalline ductile mais dans la phase cristalline fragile c’est-à-dire que la valeur de la température du point de transition du passage d’une zone à l’autre (passage de la zone ductile à la zone fragile) aurait franchi la limite que l’on s’était fixée dans le design. J’ai déjà fait cette remarque à l’IRSN en réunion du 24 février 2017 à savoir à Monsieur Olivier Loiseau suite à son exposé.
Utiliser le terme de rupture brutale sans préciser les conditions pour l’atteindre est un raccourci préjudiciable à la compréhension du phénomène.
La seconde remarque porte sur le chapitre des unités concernant la puissance installée et l’énergie fournie au consommée. Je partage totalement ce rappel exprimé dans le document 71, qui semble quelque peu présomptueux, mais qui est fondamentalement nécessaire comme le montrent les nombreuses confusions entre énergie et puissance dans de nombreuses revues. D'où l’intérêt pertinent et extrême de votre chapitre sur la connaissance des unités électriques!
Jean Paul MARTIN
Dallas le 14 janvier 2018


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